Au Royaume-Uni, les personnes retrouvées mortes dans un camion étaient chinoises

 Les enquêteurs continuent à retracer l’itinéraire du véhicule et de sa cargaison et doivent concentrer leur attention à la fois vers l’Irlande du Nord et la Belgique.

La police a confirmé, ce jeudi 24 octobre, que les 39 victimes retrouvées sans vie dans un camion frigorifique dans l’Essex étaient des ressortissants chinois. La Chine a annoncé que des employés de son ambassade se dirigeaient près de Londres pour vérifier l’informations.

Dans le même temps, l’itinéraire du poids lourd se précise. La remorque où se trouvaient les victimes est arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi au port de Purfleet sur la Tamise en provenance de Zeebruges en Belgique.

La cabine venue remorquer le conteneur était partie d’Irlande du Nord, d’où est originaire le chauffeur de 25 ans arrêté dans le cadre de l’enquête ouverte pour meurtre. Des perquisitions dans trois propriétés ont d’ailleurs été menées la nuit dernière dans le comté d’Armagh, où habite le jeune homme, alors que la police tente d’identifier les gangs criminels qui ont pu jouer un rôle derrière ce drame.

De leur côté, les autorités belges ont également ouvert une enquête centrée sur les organisateurs de ce trafic et leurs éventuels complices. Un porte-parole a indiqué que la remorque était arrivée à Zeebruges vers 14h30 mardi 22 octobre et avait quitté le port dans l’après-midi.

Les autorités belges veulent d’abord savoir où les migrants ont embarqué dans le conteneur, explique notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet. Ceci s’est en tout cas produit avant l’arrivée à Zeebruges puisque, avant de pénétrer dans l’emprise portuaire, les conteneurs et les camions subissent un premier contrôle de leurs documents et sont scellés s’ils sont en règle. Mais le conteneur a ensuite pu passer les contrôles portuaires sans que l’alerte soit donnée. L’explication avancée pour l’instant sur place est que les scanneurs thermiques du port sont incapables de détecter des corps dans un tel conteneur frigorifique à cause de son isolation.

Il y a donc deux points noirs à l’origine de cette tragédie. Le premier est de savoir si le port de Zeebruges possède les procédures et les instruments de contrôles suffisants. Le second concerne l’apposition du sceau. Le conteneur a-t-il été ouvert avant le scellement ? Y a-t-il eu un sabotage du sceau par la suite ? C’est ce que vont tenter de comprendre les enquêteurs belges.

Auteur : Rfi

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.