Barcelone prend feu

Le gouvernement régional indépendantiste de Catalogne a demandé samedi au gouvernement espagnol, après cinq jours de violences, la tenue de “négociations sans conditions” pour résoudre le conflit dans la région aggravé par la condamnation de dirigeants indépendantistes. 

Barcelone prend feu

“Nous exhortons le chef du gouvernement (le socialiste Pedro Sanchez) à fixer aujourd’hui même un jour et une heure pour nous asseoir à une table de négociation sans conditions (…) C’est sa responsabilité et son obligation”, a déclaré le président régional Quim Torra dans une allocution solennelle.

  • En exigeant des négociations “sans conditions”, Quim Torra veut que la question d’un référendum d’autodétermination, dont Madrid ne veut pas entendre parler, puisse être abordée. “Cela fait longtemps que nous demandons ce processus de négociation pour une résolution politique d’un conflit politique. Aujourd’hui, c’est plus urgent que jamais”, a-t-il ajouté.
Débordements et violences à Barcelone - nuit du 18 au octobre

Cet appel intervient au lendemain de la cinquième nuit consécutive de violence en Catalogne, au cours de laquelle 182 personnes ont été blessées et 83 interpellées lors d’affrontements entre manifestants et policiers.
À Barcelone seulement, plus de 150 personnes ont été blessées après des heures d’affrontements au cours desquelles les policiers ont tiré des balles de caoutchouc, des gaz lacrymogènes et utilisé pour la première fois un canon à eau, face à des groupes d’émeutiers lançant pierres et objets métalliques.

Débordements et violences à Barcelone - nuit du 18 au octobre
Débordements et violences à Barcelone - nuit du 18 au octobre

La police régionale aux ordres du gouvernement catalan, les Mossos d’Esquadra, a elle aussi été en première ligne ces derniers jours, utilisant balles de caoutchouc et canon à eau et suscitant les critiques des manifestants vis-à-vis de Torra, accusé d’étouffer des protestations qu’il encourage lui-même dans ses discours.
Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a estimé que le discours de M. Torra ne contenait pas de “condamnation ferme” de la violence et appelé les dirigeants catalans à choisir le “chemin des institutions démocratiques”.

Débordements et violences à Barcelone - nuit du 18 au octobre

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