Boris Johnson prudent après les promesses d’un « très grand accord commercial » de Donald Trump

Boris Johnson participe à la réunion du G7 à Biarritz, dimanche 25 août 2019 - 2019©Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

Même stature imposante, même chevelure blonde, même aisance face aux caméras, l’humour en plus côté britannique. Donald Trump et Boris Johnson ont affiché leur proximité, dimanche 25 août, au G7 de Biarritz, pour leur premier tête-à-tête depuis que M. Johnson est devenu le premier ministre britannique. L’enjeu était considérable pour ce dernier, qui répète quotidiennement que le divorce d’avec l’Union européenne aura bien lieu le 31 octobre, et qui a fait d’un renforcement de la « relation spéciale » avec les Etats-Unis le cœur de son argumentaire de brexiter.

Pourtant, celui que Donald Trump appelle sans rire le « British Trump »« C’est un fantastique premier ministre », a t-il aussi ajouté – a paru inhabituellement prudent. M. Trump lui a promis un « très grand accord commercial (…), plus grand qu’il n’y en a jamais eu » avec le Royaume-Uni, et ce « sous un an ». Le Britannique a répondu que cette « affaire fantastique » n’irait pas sans « quelques obstacles ».

Un peu plus tôt dans la journée, il avait souligné, auprès des médias britanniques, à quel point les Etats-Unis étaient encore fermés aux produits nationaux : « Je ne sais pas si les gens réalisent à quel point ils peuvent parfois être protectionnistes. Des discussions difficiles nous attendent, car pour l’instant, je ne crois pas que nous vendions une seule pièce de mouton ou de bœuf aux Etats-Unis. »

Un accord qui n’a rien d’évident

M. Johnson ne l’ignore pas – ni les experts, ni les médias britanniques, ni en partie son opposition travailliste, déjà en alerte : un accord avec Washington n’a rien d’évident. Si tant est qu’il aboutisse, il risque en outre d’avoir un coût conséquent, politique, voire géopolitique.

D’un strict point de vue commercial, les intérêts des deux pays ne convergent pas forcément. Washington cherche surtout à vendre davantage de produits agricoles américains sur les marchés.

lemonde.fr

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