Burkina: Au moins 20 morts dans deux attaques

Depuis quatre ans des violences, attribuées à des groupes armés djihadistes, font rage dans le pays

Au moins vingt personnes ont été tuées dimanche dans deux attaques, dont l’une à l’engin explosif improvisé (IED), dans deux localités de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires et locales.

« Un véhicule de transport mixte -marchandises et passagers -a sauté sur un engin explosif improvisé dans la zone de Barsalogho, faisant au moins une dizaine de morts parmi les passagers majoritairement des commerçants dimanche après-midi », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. « À une cinquantaine de kilomètres de Barsalogho, précisément sur l’axe Kelbo – Dablo, un convoi de vivres a également été attaqué au cours de la journée », a-t-elle poursuivi, sans donner de bilan. « Une dizaine de conducteurs de triporteurs ont été tués » dimanche, selon un élu local de Barsalogho, joint par l’AFP et qui a confirmé cette attaque, précisant qu’il s’agit d’un convoi de triporteurs chargés de vivres pour les populations déplacées de Dablo et Kelbo, qui a été visé par des individus armés.

Une spirale de violences depuis quatre ans

Le Burkina Faso, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaida et d’autres au groupe Etat islamique. Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le Nord et l’Est, ont fait plus de 570 morts, selon un décompte de l’AFP.

L’armée burkinabè, qui subit de lourdes pertes — l’attaque la plus meurtrière a fait 24 morts en août — semble incapable d’enrayer les attaques, tandis que la menace, d’abord concentrée dans le Nord, touche plusieurs autres régions du pays, dont les régions de l’Est et de l’Ouest. Ces attaques ont provoqué des exodes de populations, notamment dans le Nord. Un sommet exceptionnel des chefs d’Etat sur la sécurité dans la sous-région doit avoir lieu le 14 septembre à Ouagadougou.