Burkina Faso: 37 morts dans l’attaque d’une mine d’or montréalaise

Cet événement meurtrier est survenu à environ 40 kilomètres de la mine de Boungou, un des deux sites exploités par la compagnie dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, lorsqu’un convoi de cinq autobus accompagné d’une escorte militaire a été pris d’assaut.

En matinée, l’agence Reuters affirmait que 10 personnes ont perdu la vie, le véhicule militaire qui se trouvait à l’avant aurait heurté un engin explosif. À la suite de la déflagration, des individus armés auraient ouvert le feu sur le convoi.

À la Bourse de Toronto, la nouvelle avait une incidence négative sur le titre de Semafo, qui abandonnait 35 cents, ou environ 9%, mercredi après-midi, pour se négocier à 3,58 $.

«Le site de la mine Boungou demeure sécuritaire et nos opérations n’ont pas été affectées, a indiqué Semafo dans un communiqué. Nous travaillons activement avec toutes les autorités concernées afin d’assurer la santé et la sécurité de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs.»

Personne n’était disponible du côté de l’entreprise pour fournir plus de détails. On ignorait l’origine des victimes. Depuis plusieurs années, le Burkina Faso est le théâtre d’attaques violentes attribuées à des mouvements djihadistes.

Établie à Montréal, Semafo, qui compte 1200 salariés, dont 85 expatriés, à ses sites de Mana et Boungou, avait déjà été confrontée à des enjeux de sécurité dans le passé sur des routes menant à ses installations. Cela avait incité la minière à déployer des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité de son personnel.

Mercredi après-midi, Affaires mondiales Canada n’avait pas répondu aux questions envoyées par courriel par La Presse canadienne.

En août 2018, un employé de Semafo ainsi qu’un sous-traitant avaient notamment été tués lorsque l’autobus transportant des travailleurs avait été ciblé par des bandits et cinq gendarmes avaient perdu la vie lors d’une autre attaque quelques jours plus tôt.

Puis, en décembre 2018, le producteur d’or avait indiqué que les forces de sécurité gouvernementales avaient été la cible d’une attaque sur une route située à environ 40 kilomètres de sa mine de Boungou.

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