castaner est un politique radicalisé, ses prises de parole sont des armes blanches

MAJ  Le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner a reconnu l’existence de «failles» à la préfecture de police de Paris suite à la tuerie du 3 octobre. Il ne démissionnera pas, a-t-il certifié au journal du 13 heures de TF1.

Réagissant à la communication gouvernementale au sujet de l’attaque de la préfecture de police de Paris, des responsables politiques de droite ont exprimé leur indignation, certains allant jusqu’à réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.

Au lendemain de l’attaque de la préfecture de police de Paris ayant coûté la vie à quatre personnes, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye qualifiait de «fake news qui ont circulé sur les réseaux sociaux» les informations sur la radicalisation éventuelle de l’assaillant de la préfecture, tout en admettant que l’hypothèse djihadiste n’était «évidemment pas écartée». La veille déjà, lors d’un point presse au soir de la tuerie, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait affirmé que l’assaillant «n’avait jamais présenté de difficultés comportementales [ni] le moindre signe d’alerte». Une communication gouvernementale remise en cause par des informations rapidement relayées dans la presse, dont bon bon nombre se sont avérées exactes.

La situation n’a pas tardé à provoquer une vague d’indignation au sein de la droite, des personnalités politiques appelant désormais à la démission du ministre de l’Intérieur.

«Trop c’est trop», «il a menti», «incroyable négligence»…

«Après les révélations sur le comportement de Mickael Harpon [tué à l’issue de ses actes, il était agent administratif à la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP)] et sa radicalisation, la position de Castaner, affirmant que le tueur ne présentait “aucune difficulté comportementale”, est intenable. Il doit enfin prendre ses responsabilités et démissionner», a par exemple tweeté ce 5 octobre la présidente de Rassemblement national, Marine Le Pen.

«Grave incompétence ou mensonge d’Etat ? Dans les 2 cas, Castaner doit partir», a également considéré Jordan Bardella, député européen et vice-président du RN.

L’eurodéputé RN Gilles Lebreton a pour sa part dénoncé une «incroyable négligence», estimant que «Castaner et le préfet de police d[evai]ent démissionner». «On a laissé l’assassin islamiste travailler dans la préfecture de police alors qu’il s’était réjoui publiquement de l’attentat contre Charlie Hebdo», a-t-il commenté.

Même son de cloche chez les Républicains, où le député LR de l’Yonne Guillaume Larrivé a de son côté appelé le ministre de l’Intérieur «à cesser ses fonctions». «Christophe Castaner a-t-il choisi de dissimuler la vérité ou fait-il preuve une nouvelle fois d’incompétence ?», s’est-il interrogé à l’antenne de BFMTV. «Trop c’est trop. Le ministre de l’intérieur n’est pas capable d’assumer sa mission. Il ne peut pas rester en fonction. Il en va de la sécurité nationale», a-t-il en outre tweeté.

Constat partagé par son camarade des Alpes-Maritimes, le député Eric Ciotti. «La question de la présence de Christophe Castaner au gouvernement se pose ! Soit il savait et c’est un scandale d’État, soit il ne savait pas et cela démontre son incompétence totale», a-t-il lui aussi écrit sur Twitter, repartageant dans la foulée son intervention télévisée sur la même chaîne d’information en continu.

Le réseau social à l’oiseau bleu a également vu apparaître la réaction de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et fondateur de Debout La France. «Le Ministre Castaner doit démissionner ! Il a menti aux Français sur le profil de l’auteur de l’attentat de la préfecture, cachant alors une faille majeure de sécurité : l’islamisme s’est infiltré au plus haut sommet de nos institutions», a-t-il tweeté en repartageant le communiqué de sa formation politique demandant la démission du ministre de l’Intérieur.

Philippe maintient sa confiance en Castaner

Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé avoir «toute confiance en Christophe Castaner», malgré la multiplication des appels à la démission du ministre de l’Intérieur.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur la tuerie de la préfecture de police de Paris, des informations préoccupantes sur l’assaillant ayant rapidement afflué après son passage à l’acte. Au lendemain de l’attaque, on apprenait par exemple que l’assaillant, agent administratif depuis 2003 à la préfecture de police de Paris, était en charge de la maintenance des ordinateurs du millier de fonctionnaires du renseignement parisien. Habilité secret-défense, il disposait en effet des adresses de chaque fonctionnaire…

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