De nouveaux détails sur les échanges et la première rencontre entre Griveaux et Alexandra de Taddeo

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C’est Benjamin Griveaux, à l’époque porte-parole du gouvernement, qui a entamé en 2018 une conversation avec Alexandra de Taddeo, écrit Marianne. Les quatre téléphones portables et l’ordinateur de cette dernière ont été saisis par les enquêteurs.

De nouveaux détails surgissent dans l’affaire de la diffusion des vidéos compromettantes de Benjamin Griveaux. Selon le magazine Marianne, la compagne de Piotr Pavlenski affirme ne pas avoir abordé l’ancien porte-parole du gouvernement français. L’initiative viendrait bien de lui.

©REUTERS / Kacper Pempel

Face aux enquêteurs lors de sa garde à vue, la jeune femme avait notamment indiqué que c’était M.Griveaux qui avait entamé leur dialogue sur Instagram, écrit le média.

«Elle s’est tout simplement abonnée au compte de Benjamin Griveaux, et lui, en retour, s’est abonné à son compte et a enclenché un dialogue», a également expliqué un de ses proches cité par Marianne.

Peu après, une rencontre physique a eu lieu, en 2018, précédant l’envoi des vidéos, toujours selon les explications d’Alexandra de Taddeo pendant sa garde à vue. Par ailleurs, ses quatre téléphones portables et son ordinateur ont été saisis par les enquêteurs. Pourtant, d’après les sources de Marianne, «un ménage avait été fait», et la plupart des vidéos et l’ensemble des messages avec Benjamin Griveaux, avaient été supprimés.

Vidéos intimes de Griveaux

L’affaire Griveaux a commencé après la publication le 13 février de messages et vidéos compromettants de l’ex-candidat à la mairie de Paris. L’«artiste» russe ayant le statut de réfugié politique en France, Piotr Pavlenski, a revendiqué cette diffusion. Peu après, M.Griveaux a annoncé avoir décidé de retirer sa candidature à la mairie de Paris.©REUTERS / Pascal Rossignol

Par la suite, Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo ont été placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen le 18 février pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» et «diffusion sans l’accord de la personne d’un enregistrement» à caractère sexuel. Lors de sa garde à vue, la jeune femme avait confirmé que Benjamin Griveaux lui avait bien envoyé des vidéos à caractère sexuel en 2018, selon Le Parisien. En revanche, elle assure ne pas savoir comment son compagnon actuel, M.Pavlenski, s’est emparé de ces images. Ce dernier a par ailleurs déclaré à BFM TV que d’autres vidéos concernant d’autres hommes politiques allaient suivre.

Depuis que l’affaire Griveaux a éclaté, des soupçons sont apparus quant à l’éventuelle implication du pouvoir russe, voire de Vladimir Poutine lui-même, dans le bouleversement des élections municipales à Paris.