Donald Trump aimerait acheter le Groenland

Selon le Wall Street Journal, le président américain souhaiterait faire l’acquisition du Groenland pour le compte des États-Unis. Actuellement, l’île est un territoire autonome qui appartient au Danemark.

Ancien magnat de l’immobilier, Donald Trump n’a pas perdu le sens des affaires. D’après le Wall Street Journal, ce dernier se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité pour les États-Unis d’acheter le Groenland. La requête a été adressée “avec plusieurs niveaux de sérieux”, précise le quotidien américain.

Donald Trump aurait envisagé cette idée pour la première fois lors d’un dîner l’an dernier. Il aurait déclaré qu’il avait entendu dire que le Danemark considérait l’île comme un “fardeau financier”. Chaque année, le pays accorde 532 millions d’euros de subventions au Groenland. Le président américain aurait ensuite demandé à ses invités “ce qu’ils penseraient” si les États-Unis achetaient l’île.

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Nouveaux territoires

Si l’idée peut sembler folle, ce n’est pas la première fois qu’un président américain tente d’ajouter de nouveaux territoires à son pays. En 1946, Harry Truman était prêt à payer 100 millions de dollars au Danemark pour racheter le Groenland, qui fait géographiquement partie du continent américain. Sa proposition n’a jamais abouti.Le président Woodrow Wilson a eu plus de succès. En 1917, il a en effet réussi à acheter un archipel des Caraïbes qui appartenait également au Danemark, et qu’il a rebaptisé les îles Vierges des États-Unis.

Réchauffement climatique

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme 70 fois la Belgique, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes. La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.

Depuis son élection en 2016, le président climatosceptique a notamment retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et a systématiquement cherché à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

Amour de l’immobilier

L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières: l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord. “Par exemple, il y a de super plages”, avait-il dit aux journalistes. “On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis donc, regarde-moi cette vue. Ça ne ferait pas de super apparts?” 

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