Donald Trump gèle tous les actifs du gouvernement vénézuélien aux USA: Le Venezuela réagit!

Le président américain Donald Trump a publié ce décret lundi, annonçant que “tous les avoirs et intérêts du gouvernement vénézuélien aux Etats-Unis… sont bloqués, et ne peuvent être cédés, rachetés, exportés, retirés ou réglés d’une quelconque autre manière”.

Les relations commerciales entre Washington et ce pays sud-américain sont comparables à celles avec le Cuba, la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord. L’interdiction faite aux Américains de faire des affaires avec le gouvernement du Venezuela prend effet immédiatement.

« Tous les biens et intérêts du gouvernement du Venezuela qui se trouvent aux États-Unis… sont bloqués et ne peuvent être cédés, payés, exportés, retirés ou autrement traités », précise le décret.

L’ordonnance, signée lundi par le président Trump, faisait état de la poursuite de «l’usurpation» du pouvoir par Maduro et de violations des droits de l’homme par ses fidèles.

Bien que l’ordre ne soit pas conforme à un embargo commercial absolu, il représente l’action la plus déterminée des États-Unis visant à renverser Maduro depuis que l’administration Trump a reconnu le leader de l’opposition, Juan Guaidó, en tant que dirigeant légitime du Venezuela en janvier.

En tant que tel, il place le Venezuela au même niveau que des adversaires tels que Cuba, la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord, qui ont également été soumis à des mesures strictes de la part des États-Unis.

Les sanctions précédentes visaient des dizaines d’initiés du gouvernement vénézuélien ainsi que l’industrie pétrolière de la nation sud-américaine, source de la quasi-totalité de ses recettes d’exportation.

Dans le cadre de l’ordre exécutif, il sera interdit aux Américains de s’engager dans des transactions avec toute personne voulant assister Maduro ou son gouvernement. Les mêmes partisans de Maduro seront également interdits d’entrée aux États-Unis.

Des exceptions seront autorisées pour la livraison de nourriture, de médicaments et de vêtements. Les transactions avec le secteur privé encore important du Venezuela ne semblent pas non plus être affectées.

La Chine et la Russie continuent de soutenir Maduro, poussant le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, à avertir lundi les deux pays de ne pas doubler leur soutien à son égard.

Mardi, Bolton et le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, ont représenté les États-Unis à la Conférence internationale pour la démocratie au Venezuela.

Des représentants de plus de 50 pays ont assisté à la conférence. Ils ont reconnu Guaidó comme président du Venezuela et ont estimé que la réélection de Maduro l’année dernière était frauduleuse.

Quelques instants après l’annonce de l’ordre exécutif, Bolton a tweeté qu’il envisageait ce qu’il espérait être une journée «productive» à Lima.

Le Venezuela a qualifié mardi la décision de la Maison Blanche de geler tous les actifs de l’Etat vénézuélien aux Etats-Unis de “nouvelle attaque grave”.

Les nouvelles sanctions imposées par l’administration Trump font suite à une série de “mesures arbitraires relevant du terrorisme économique à l’encontre du peuple vénézuélien”, a déclaré mardi le ministère des Affaires étrangères du Venezuela dans un communiqué.

“Washington a émis un nouveau décret visant à officialiser l’embargo économique, commercial et financier criminel qui est déjà en place, et qui nuit gravement à la société vénézuélienne depuis quelques années”, a annoncé le ministère.

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