Etats-Unis : au moins 5 morts après une fusillade au Texas, le suspect abattu

L’auteur présumé, un Blanc d’une trentaine d’années connu des services de police, a été abattu devant un complexe d’Odessa abritant un cinéma.

Le chef de la police d’Odessa a fait état de 21 « victimes » civiles et de cinq morts. Il n’a toutefois pas précisé si le suspect présumé fait partie des cinq décès constatés, ni si ces derniers étaient inclus dans le décompte des 21 victimes. Trois membres des forces de l’ordre ont par ailleurs été blessés.

Motivations inconnues

La fusillade a débuté à 15h25 (22h25 à Paris) quand une voiture de patrouille a tenté d’arrêter un véhicule sur l’autoroute I-20, entre Odessa et la ville voisine de Midland. Mais « le conducteur (…) a pointé un fusil par la fenêtre arrière de son véhicule et a tiré plusieurs coups de feu » en direction de la voiture de police, a précisé le département de la sécurité publique du Texas dans un communiqué.

Un policier a été blessé et le tireur est parvenu à prendre la fuite « tout en continuant à tirer sur des personnes innocentes », criblant de balles plusieurs voitures. Selon la police d’Odessa, il a ensuite volé un véhicule des services postaux et poursuivi son expédition meurtrière vers les centres commerciaux et les cinémas de la zone, grandement fréquentés en ce week-end prolongé aux Etats-Unis.

Après avoir percuté à grande vitesse un autre véhicule, le suspect a tenté d’échapper aux autorités, qui ont fini par l’abattre sur le parking d’un cinéma. Michael Gerke a déclaré qu’il était connu des services de police, sans donner davantage de précisions ni se prononcer sur ses motivations.

Les autorités pensaient, dans un premier temps, que la fusillade était l’œuvre de deux assaillants au volant de deux véhicules distincts. Le chef de la police d’Odessa, Michael Gerke, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée qu’il estimait que le tireur présumé avait agi seul.

A Odessa, au Texas, le 31 août.

Le débat sur les armes

Ce énième drame intervient moins d’un mois après celui d’El Paso, à environ 500 kilomètres à l’ouest d’Odessa, dans le même Etat. La fusillade dans cette ville frontalière du Mexique avait fait 22 victimes, le 3 août, principalement des Hispaniques. La police a arrêté un homme blanc de 21 ans, qui avait dit avoir ciblé en priorité des « Mexicains ».

Après cette tragédie, le président Donald Trump avait été montré du doigt, accusé d’avoir alimenté la haine envers les immigrants. La fusillade avait été suivie quelques heures plus tard par une autre à Dayton, dans l’Ohio (nord), où 9 personnes avaient trouvé la mort.

L’éternel débat sur le contrôle de la circulation des armes à feu avait alors repris et cette nouvelle fusillade au Texas en refait un des enjeux de la campagne pour la présidentielle de 2020. « J’ai le cœur brisé, j’ai la nausée et je suis en colère. Quelques semaines après l’horreur à El Paso, une autre communauté au Texas a été terrorisée par la violence par armes à feu. Assez. Nous devons mettre un terme à cette épidémie »a tweeté samedi l’ancien vice-président Joe Biden, bien placé dans la course à la primaire démocrate.

Après El Paso, M. Trump s’était dit favorable à des réformes de « bon sens » sur les ventes d’armes, tout en laissant planer le doute sur ses intentions en apportant un soutien sans réserve au puissant lobby pro-armes, la NRA.

L’ancien maire de San Antonio (Texas) Julian Castro, un autre des candidats à la primaire démocrate, en a lui appelé samedi au Sénat, contrôlé par les républicains, « qui refuse de bouger sur une réforme sur le contrôle des armes »« Quel est le chiffre ? », a-t-il interrogé« Combien d’Américains allez-vous sacrifier pour la NRA ? »

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.