États-Unis: Trump brandit l’arme des sanctions pour arrêter l’offensive turque

Donald Trump demande au président turc de retirer ses forces de Syrie et de décréter un cessez-le-feu immédiat. Les États-Unis ont imposé ce lundi des sanctions contre la Turquie pour tenter de convaincre Ankara de mettre un terme à leur offensive.

Annoncées sur Twitter par Donald Trump et confirmées dans la foulée par la signature d’un décret présidentiel, les sanctions frappent les membres du gouvernement et les institutions turcs impliqués dans l’offensive en Syrie. Leurs avoirs aux États-Unis sont gelés et leur accès au système bancaire américain bloqué. Mais ce n’est qu’une première étape prévient le vice-président Mike Pence. « L’objectif du président est très clair: les sanctions annoncées aujourd’hui vont se poursuivre et se renforcer à moins que la Turquie n’impose un cessez-le-feu immédiat, mette fin aux violences et accepte de négocier un accord à long terme pour régler la situation à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Laissez-moi vous dire que le président n’aurait pas pu être plus ferme avec le président Erdogan aujourd’hui ».


Le vice-président a annoncé son départ prochain en Turquie pour tenter de négocier un cessez-le-feu au nord-est de la Syrie. Le secrétaire à la Défense va lui se rendre à Bruxelles pour consulter les alliés de l’OTAN sur d’éventuelles mesures punitives à l’encontre de la Turquie, un État membre de l’alliance. En attendant, le Pentagone a confirmé l’évacuation des soldats américains de la zone. Une décision qui suscite toujours la colère du camp républicain.

Dans une rare rebuffade contre le président, le chef de la majorité au sénat, Mitch Mc Connell estime que le retrait américain ne sert pas les intérêts des États-Unis.

Rfi