Éthiopie : la prostitution et la mendicité bientôt interdites

Le bureau du maire d’Addis-Abeba a déclaré jeudi dernier qu’un projet de loi visant à interdire la mendicité et la prostitution dans la rue est en cours de finalisation.

Selon l’attaché de presse de la mairie d’Addis-Abeba, Feven Teshome, l’objectif de ces interdictions est d’éliminer les problèmes sociaux qui ternissent l’image de l’Ethiopie.

Les autorités d’Addis-Abeba estiment qu’il y a plus de 50 000 mendiants et plus de 10 000 prostituées de rue dans la capitale.

« Certains de ces mendiants peuvent gagner jusqu’à 7 000 birr (près de 240 dollars) et ceux qui se livrent à la prostitution de rue peuvent gagner des revenus beaucoup plus élevés que les salaires ordinaires », a déclaré Feven Teshome.

Les travailleuses de sexe et leurs clients reconnus coupables d’avoir enfreint l’interdiction pourront écoper d’une peine d’emprisonnement ou d’amendes, tandis que ceux qui donnent de l’argent aux mendiants seraient également ciblés.

Les autorités sont toutefois conscientes qu’en raison de la nature lucrative de ces deux activités, il ne sera peut-être pas facile de les éradiquer complètement. Elles devraient poursuivre les pourparlers sur le projet de loi avec les chefs religieux et communautaires avant de procéder au vote.

Les interdictions proposées sont les dernières d’une série de mesures visant à améliorer l’image de l’Éthiopie. En juillet, les autorités d’Addis-Abeba ont interdit la plupart des motos afin de réduire la criminalité.

L’annonce a été faite à la suite d’informations selon lesquelles les motos, qui sont devenues populaires pour éviter les embouteillages, étaient utilisées par des voyous pour voler les résidents.

En mai, les autorités éthiopiennes ont interdit la publicité pour l’alcool et le tabac dans les lieux publics.