France: l’armée burkinabée s’insurge

La France étend sa présence militaire au Sahel

La France ne cache plus son intention d’étendre sa présence militaire au Sahel. En effet depuis quelques mois, les agissements deviennent de plus en plus fréquents au sud du Mali, dans les frontières avec le Burkina Faso.

Alors qu’une information faisait part, il y’a moins d’un mois des tentatives visant à faire sauter le pont qui relie la ville de Djibo à la capitale Ouagadougou, une information publiée ce dimanche 25 août, fait état de la destruction à l’explosif du pont de Bangaharia, sur l’axe Nassoumbou-Djibo, dans le Soum. La même source rappelle que des ponts ont déjà été détruits près de Mentao, Inata et sur l’axe Arbinda-Koutougou.

Djibo est une ville du département et la commune urbaine de Djibo, dont elle est le chef-lieu, située dans la province du Soum et la région du Sahel au Burkina Faso. Elle se trouve à 200 km au nord de la capitale Ouagadougou. Djibo est aussi une ville qui peut attirer les convoitises suite à l’élevage développé et qui contribue à nourrir la population dans cette région.

Prendre possession de cette ville pourrait signifier aussi un déplacement massif de la population qui se dirigerait plus au Sud. Les attaques répétées contre les forces de l’ordre signifient aussi la diminution de la sécurité dans la région. La destruction des ponts réduit énormément la mobilité notamment des forces armées nationales.

Les tentatives de déstabilisation pilotées depuis l’extérieur se trouvent essentiellement dans cette zone. Le fait d’avoir tenté de détruire le pont afin d’isoler la ville de Djibo du reste du Burkina Faso, et aussi le fait d’attaquer les forces de sécurité dans cette zone, ouvre le terrain aux troupes militaires occidentales afin d’isoler cette région et de l’intégrer dans le projet français de l’ACTS, ce dont nous avons expliqué dans le numéro du 20 août de Zoom Afrique.

En effet, alors que les troupes d’occupation occidentales peinent à faire avancer leur plan de démembrement du grand Mali, elles tentent d’organiser des attaques dans les pays voisins pour créer un effet domino. Après tout, en coupant les voies d’approvisionnement et en affaiblissant l’armée nationale, elles espèrent pouvoir enfin prendre possession de cette partie du territoire burkinabé.

Mais les militaires burkinabés tout comme la population, ne fléchissent pas ayant la rage au cœur face aux forces d’occupation étrangères qui les empêchent de sécuriser le pays et qui mettent en place des plans néocoloniaux.

D’ailleurs, dans une info apparue ce 24 août sur RFI, on évoque la colère de certains militaires burkinabés, après l’attaque de Koutougou sans pourtant citer contre qui ces militaires sont-ils en colère.

« Des tirs ont été entendus au camp militaire Guillaume-Ouédraogo de Ouagadougou, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août. Dans un communiqué, le gouvernement informe que ces tirs sont dus à la colère des soldats suite à l’attaque de Koutougou qui a fait 24 morts dans les rangs des forces armées burkinabées. Cet incident n’est pas le premier depuis l’attaque de Koutougou. Le porte-parole du gouvernement assure les populations que le calme est revenu », ajoute l’article de RFI.

Cette colère est très significative compte tenu du fait que la France ou même l’ONU se déresponsabilisent en mettant ces différentes attaques sur le dos du gouvernement ou même de l’armée nationale. Il y a plusieurs témoignages affirmant que ces attaques se passent sous leur nez et que les troupes françaises et celles de l’ONU ne font absolument rien.

Ce qui remet sérieusement leur présence en question aux yeux de la population, mais aussi de l’armée nationale. Cette colère montre un ras-le-bol des soldats d’être à la solde des Occidentaux alors que sans eux, ils peuvent assurer réellement la sécurité du pays. Les pays du Sahel montrent de plus en plus leur volonté de résister à l’occupation étrangère sur leur territoire.

Par RSA Avec Presstv

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