Impeachment : la défense de Donald Trump s’affaiblit dans l’affaire ukrainienne

Army Lt. Col. Alexander Vindman, second from left, a military officer at the National Security Council, departs a closed door meeting after testifying as part of the House impeachment inquiry into President Donald Trump, Tuesday, Oct. 29, 2019, on Capitol Hill in Washington. (AP Photo/Patrick Semansky)

Alexander Vindman, chargé du dossier ukrainien au sein du Conseil de sécurité nationale, a affirme mardi lors de son audition par les parlementaires que le compte rendu de la conversation avec le président ukrainien est incomplet

.Tour à tour, les lignes de défense s’effritent autour de la Maison Blanche. Depuis le déclenchement de sa mise en accusation par la Chambre des représentants, Donald Trump ne cessait de mettre en cause des soupçons alimentés par des témoignages « de seconde main » ou par « des ouï-dire ». Un argument fragilisé mardi 29 octobre par le témoignage d’Alexander Vindman, un colonel chargé du dossier ukrainien au sein du Conseil de sécurité nationale.

Comme il l’a raconté aux élus au cours de son audition à huis clos, cet officier qui s’est présenté devant eux en uniforme a en effet assisté directement à la conversation téléphonique, à l’origine de toute l’affaire, entre Donald Trump et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. La teneur de cet échange avait entraîné le signalement d’un lanceur d’alerte, initialement bloqué par le département de la justice. Il est reproché à Donald Trump d’avoir gelé, à cette période, une aide destinée à l’Ukraine pour obtenir de Kiev l’ouverture d’enquêtes contre ses adversaires démocrates.

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Selon la presse américaine, le militaire a estimé dans un propos liminaire avoir été troublé par le fait d’« exiger qu’un gouvernement [étranger] enquête sur un citoyen américain ». « J’étais inquiet des conséquences » pour les liens entre les deux pays et la sécurité des Etats-Unis, a-t-il assuré, ajoutant avoir alors fait part de ses objections auprès de l’un de ses supérieurs.

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Alexander Vindman aurait enfoncé un autre coin dans la défense de Donald Trump en assurant que le compte rendu de la conversation que le président a rendu public, sous la pression des démocrates, le 25 septembre, est incomplet.

lemonde.fr

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