LA DÉMONSTRATION DE FORCE DES PARTISANS D’ADAMA BARROW

En réponse à « operation 3 years Jotna » (3 ans ca suffit), l’association qui milite pour le départ du président gambien, ils étaient des dizaines de milliers de manifestants à descendre dans la rue près de Banjul, ce dimanche. Regroupés au sein du groupe « Barrow for 5 years », ces partisans du président en exercice appellent au respect de la Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de cinq ans.

BANJUL – « Cinq ans, cinq ans » scandent la dizaine de milliers de manifestants qui ont déferlé dans les rues de Banjul ce weekend pour exprimer leur solidarité au dirigeant gambien dans sa volonté de terminer son mandat. Vêtus de t-shirts blancs sur lesquels l’on peut lire : « paix et sécurité, notre constitution prévoit cinq ans de mandat présidentiel », ces manifestants se sont mués en de véritables défenseurs de la constitution. Pour eux, peu importe la promesse du président aujourd’hui, il faut respecter la loi fondamentale du pays.

Abdoulaye Baldé est le numéro 2 de l’association dénommée « Barrow for 5 years », à l’initiative de la marche donne le ton. « Nous ne cèderons à la pression d’un quelconque groupe. Il faut que la constitution prévale. Au bout de cinq ans quiconque voudra conquérir la magistrature suprême le fera. Il reste moins de 2 ans c’est pour bientôt, assure-t-il. Pourquoi tant d’empressement ? D’ailleurs malgré tout ce qui est dit, moi je ne puis confirmer que le président avait promis un mandat de 3 ans ».

Marée humaine

LA DÉMONSTRATION DE FORCE DES PARTISANS D’ADAMA BARROW

Dans le cortège plusieurs dignitaires du régime. Henry Gomez, conseiller spécial du président Adama Barrow se félicite du nombre de manifestants qui sont sortis massivement « non pour soutenir le président mais montrer leur attachement à la République et à ses valeurs ».

« Nous estimons le nombre de manifestants d’au moins 50.000. Cela signifie une adhésion massive au choix du président de rester 5 ans. Les gens oublient souvent que ce pays vient de loin. Le traumatisme reste toujours vivace. Aujourd’hui, nous sommes sortis de la tyrannie grâce au nouveau président. Personne n’est plus inquiété. Il ne faut pas sous-estimer cela. Nous n’échangerons pour rien au monde la paix, la stabilité que nous avons recouverte », a-t-il promis.

Pays polarisé

Malgré les moyens déployés pour mobiliser la foule de manifestants venus de tous les horizons, Henry Gomez nie tout soutien de celui-ci. « L’Etat n’est pour rien dans cette mobilisation. Les gens qui sont sortis sont acquis au président tout simplement et sont sortis de façon spontanée. Qu’on rendre à Barrow son mérite. Plusieurs réformes sont engagées comme la rédaction de la nouvelle constitution, il faut les parachever », prône-il.

LA DÉMONSTRATION DE FORCE DES PARTISANS D’ADAMA BARROW

Aujourd’hui plus que jamais la Gambie est polarisée entre partisans du maintien et du départ du chef de l’Etat. Aux partisans du départ du président qui reprendront la rue avec cette fois-ci la menace de marcher sur le Palais, les proches de Barrow rétorquent que tout ce qui est excessif est insignifiant.

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