L’armée américaine débarque en masse en Europe

Au total, 37 000 soldats de 18 pays, dont 20 000 Américains, vont participer à Defender Europe 20 en mai et en juin dans plusieurs pays européens.

Près de 9 000 soldats américains sont basés actuellement en Europe. Mais dans les semaines à venir, leur nombre va croître, et ce, jusqu’au mois de mai prochain. À cette date, 20 000 militaires américains sont attendus pour participer à l’exercice militaire Defender Europe 20, qui sera également le plus gros déploiement militaire des États-Unis depuis 25 ans sur le sol européen. Au total, 37 000 soldats de 18 pays participeront à cet exercice, qui se déroulera dans 10 pays, dont l’Allemagne.

Les premiers envois de soldats américains ont commencé en février, alors que 13 000 pièces d’équipements de l’armée américaine devront franchir jusqu’à 4 000 km pour parvenir à destination. Le premier navire contenant le matériel de l’armée américaine est arrivé début février au port d’Anvers, en Belgique, relate Le Soir. Plusieurs dizaines de soldats de la réserve de l’armée américaine sont également déjà à pied d’œuvre en Allemagne selon DVIDS, le service de distribution d’images et de vidéos de la défense américaine.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de La Rochelle. Dans un communiqué publié en décembre, l’armée américaine expliquait que l’objectif de cet exercice était de « démontrer la capacité de l’armée américaine à déployer rapidement une force importante pour soutenir l’Otan et à répondre à n’importe quelle crise ».

Pas dirigé contre la Russie

Le général Christopher Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, avait précisé devant des journalistes qu’il s’agissait aussi de « démontrer la puissance militaire » américaine face à des adversaires comme la Russie. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a néanmoins assuré début février que la Russie n’était pas la cible de Defender Europe 20. « Il n’est dirigé contre aucun pays en particulier et doit démontrer la capacité à déployer rapidement des forces américaines en Europe pour aider à la protection des alliés de l’Otan, en cas de nécessité », a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse, précisant que cet exercice « illustre l’engagement fort des États-Unis envers l’Otan et pour la liberté et la sécurité de l’Europe ».

La Russie, comme les États membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, avait été informée de l’exercice par Washington, suivant les règles en la matière. Dans la foulée de ces précisions, le général américain Tod Wolters, commandant suprême de l’Otan en Europe, et Valeri Guerassimov, chef d’état-major russe, s’étaient rencontrés à Bakou, en Azerbaïdjan, s’engageant à maintenir le contact pour éviter notamment tout « incident » militaire.

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