Laser, gaz au poivre…: les affrontements continuent à l’aéroport de Hong Kong

La police anti-émeute utilise un spray au poivre pour disperser des manifestants à l’aéroport international de Hong Kong, le 13 août 2019.
REUTERS/Tyrone Siu
Ce mardi 13 août, pour la deuxième journée d’affilée, l’aéroport de Hong Kong a vu son activité perturbée par les manifestants pro-démocratie. Des centaines de vols ont été perturbés et les opérations d’enregistrement ont été suspendues. Les manifestants pro-démocratie étaient toujours présents à deux heures du matin dans l’aéroport. La tension est montée d’un cran dans la soirée entre manifestants et forces de l’ordre. Aux États-Unis, Donald Trump s’est exprimé sur la situation en Chine, intervention critiquée par Pékin.

Tout est parti de la tentative d’évacuation d’un homme blessé. Un homme que les manifestants pro-démocratie accusent d’être un policier infiltré, et qu’ils ont attaché à un chariot à bagages.

Alors qu’une porte-parole de la police demandait aux manifestants de les laisser évacuer cet homme, certains protestataires ont visé les yeux des forces de l’ordre avec des lasers et leur ont lancé des bouteilles d’eau. Les policiers ont dû se replier à l’extérieur de l’aéroport. L’homme blessé a finalement pu être évacué, quand la police anti-émeute a aspergé des manifestants avec du gaz au poivre. Ils étaient en train de bloquer des véhicules de police.

« Ingérences »

Le président américain Donald Trump a réagi ce mardi 13 août à la situation. Il a d’abord dit à des journalistes espérer que « personne ne soit tué » avant d’appeler « au calme » sur Twitter. Les services de renseignements américains lui auraient fait part d’un déploiement de l’armée chinoise à la frontière avec Hong Kong.

Côté chinois, on dénonce des « ingérences » américaines dans cette crise. Le ministère des Affaires étrangères a demandé aux États-Unis de se tenir à l’écart de ce que Pékin qualifie d’affaires internes de la Chine.