Le préfet de police de Paris n’est «pas dans le même camp» que les Gilets jaunes

La scène tourne en boucle sur les réseaux sociaux, particulièrement sur les pages de gilets jaunes. Ce dimanche 17 novembre, BFMTV a diffusé la sortie du préfet de police de Paris, Didier Lallement, venu constater place d’Italie les dégâts commis la veille par des casseurs, à l’occasion du rassemblement pour le premier anniversaire du mouvement.

Alors que sa gestion de cette manifestation est contestée par plusieurs responsables politiques, le préfet de Paris a été interpellé sur place par une riveraine, qui lui explique être “gilet jaune”. Réponse de Didier Lallement: “eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, madame”.

Le préfet de police de Paris n'est «pas dans le même camp» que les Gilets jaunes

Ce pays est maltraité! Le projet d’Emmanuel Macron est devenu limpide : c’est d’en finir avec le dialogue social. Regardez où sont ceux qui refusent le dialogue? Ils sont au pouvoir. Les contestataires sont traités comme des criminels ou poussés à des actes de désespoir.

Isolé par les internautes, ce passage devenu viral a suscité de nombreux commentaires dans la classe politique, France insoumise en tête. “Les propos du préfet Lallement sont intolérables mais révélateurs. Il n’est pas un préfet au service de l’intérêt général, mais un militant pour qui cette citoyenne n’est pas dans le ‘même camp’ que lui. Si l’on ajoute son incompétence hier [samedi, NDLR], il est clair qu’il doit être remplacé”, a tonné dans un tweet le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière dans la soirée de dimanche.

Même son de cloche ce lundi 18 novembre pour l’élu insoumis Eric Coquerel. Sur franceinfo, le député LFI a appelé à la démission du fonctionnaire de police. 

“Monsieur Lallement ne se considère donc pas comme préfet de la République mais comme préfet d’un ‘camp’?  Pas acceptable”, a renchéri le président des Patriotes, Florian Philippot.

Toujours sur Twitter, plusieurs observateurs ont fait remarquer que le préfet de police venait par ses propos de transgresser le code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale. En cause, l’article R. 434-29 relatif au “devoir de réserve” des fonctionnaires de police.

“Le policier est tenu à l’obligation de neutralité. Il s’abstient, dans l’exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques”, indique le code. Or, Didier Lallement était bien en service -et en uniforme- au moment où il a fait savoir à une gilet jaune qu’il n’était “pas dans le même camp” qu’elle. 

Source-wikistrike.com

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