Les accusations de torture contre l’ex-épouse de Charles Taylor rejetées




Des accusations de torture contre l’ex-femme de l’ancien président libérien Charles Taylor ont été rejetées à l’Old Bailey, au Royaume-uni.

Agnès Reeves-Taylor, 54 ans, a été inculpée en 2017 pour une série d’infractions – certaines impliquant des enfants – pendant la guerre civile au Libéria.

Madame Taylor qui a été professeure d’université à Dagenham, dans l’est de Londres, a nié toutes les allégations et devait être jugée en janvier.

Mais suite à appel, le juge a rejeté toutes les accusations.

Selon lui, il n’a pas été prouvé que le régime Taylor avait un contrôle sur les zones où les crimes présumés se sont produits.

Mme Reeves-Taylor doit être par conséquent libérée. Elle a été arrêtée et inculpée en juin 2017.

Depuis lors, elle s’est battue pour que l’affaire soit classée et ses avocats avaient précédemment déclaré au tribunal qu’elle n’avait aucun poste officiel dans le régime de Charles Taylor.

Madame Taylor qui a été professeur d'université à Dagenham, dans l'est de Londres

Mme Reeves-Taylor vit au Royaume-Uni depuis 1998.

Sa demande de résidence permanente en Grande Bretagne a été refusée en raison des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui pesaient contre elle.

Son recours contre cette décision reste en suspens.

Emmanuelle Marchard, de Civitas Maxima, l’un des deux groupes de campagne qui avaient aidé à l’enquête a déclaré que la fin de l’affaire est “déchirante” pour ceux qui voulaient que leurs histoires soient entendues par un tribunal britannique.

Mme Reeves-Taylor devait faire face à un procès pour torture et complot de torture pendant la sanglante guerre civile au Libéria.

Près de 250 000 personnes auraient été tuées pendant le conflit civil entre 1989 et 2003 dans le pays.

L’ex-mari de Mme Reeves-Taylor, Chales Taylor a été président du Libéria de 1997 à 2003.

Il purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour crimes de guerre en Sierra Leone