Malgré le cessez-le-feu, nouvelles frappes d’Israël contre le Jihad islamique à Gaza

Israël a de nouveau frappé vendredi des cibles du Jihad islamique dans la bande de Gaza. De quoi fragiliser un peu plus l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur la veille après deux jours de combats ayant fait plus d’une trentaine de morts.

L’armée israélienne a annoncé vendredi 14 novembre avoir frappé “des cibles terroristes du Jihad islamique dans la bande de Gaza”. Le raid a fait au moins deux blessés, qui ont été hospitalisés dans le sud de l’enclave, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Tsahal avait rapporté, plus tôt dans la journée, que cinq projectiles avaient été tirés depuis la bande de Gaza vers Israël. Dans un communiqué, l’armée de l’État hébreu a ensuite condamné “la violation du cessez-le-feu et les roquettes lancées contre Israël”. Elle s’est dite “prête à continuer à agir autant que nécessaire contre toute tentative pour porter atteinte aux civils israéliens”.

Pour tenter de freiner la nouvelle spirale de violence, l’émissaire de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, avait piloté avec les Égyptiens une médiation en vue d’une “désescalade urgente”. Un accord de cessez-le-feu entré en vigueur jeudi à 5 h 30 locales a tenu toute la journée.

34 morts à Gaza

Dans les régions israéliennes à proximité de Gaza, les activités ont repris tranquillement jeudi malgré les craintes de voir l’accord voler en éclats et de nouvelles roquettes s’abattre sur Israël, après les 450 tirées cette semaine depuis Gaza.

L’accord stipule que les factions palestiniennes doivent s’assurer de “maintenir la paix” lors de manifestations contre le blocus israélien de Gaza et pour le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres, a indiqué un responsable égyptien proche de la médiation. De son côté, Israël doit “s’assurer d’un cessez-le-feu” lors de ces manifestations de la “marche du retour”, qui ont fait plus de 300 morts et des milliers de blessés dans la bande de Gaza depuis le printemps 2018, a ajouté la même source. Ces désormais traditionnelles manifestations doivent reprendre vendredi.

On dénombre 34 morts à Gaza dans les frappes israéliennes visant depuis mardi le Jihad Islamique, un groupe armé de l’enclave palestinienne dirigée par un autre mouvement islamiste, le Hamas, qui lui n’a pas été visé.

Cette séquence est la plus meurtrière depuis des heurts entre soldats israéliens et Palestiniens ayant fait environ une soixantaine de morts le 14 mai 2018 à Gaza, jour de l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade américaine.