MURIEL PENICAUD RÉUSSIT L’HOMMAGE À TONI MORISSON LE PLUS INSULTANT DE L’HISTOIRE

Aimé Césaire et Léopold Sedar Senghor se retournent dans leurs tombes. Ce mercredi 7 août, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a tenté de rendre hommage à l’écrivaine Toni Morrison, lauréate du prix Pulitzer en 1988 et du prix Nobel de littérature en 1993 décédée mardi 6 août. Pour l’occasion, l’ancienne DRH de Danone s’est fendue de ce tweet, aux relents de paternalisme colonial : “Hommage à une très grande dame, écrivaine, poète et militante, Toni Morrison. Grâce à elle, les noirs ont enfin pu entrer par la grande porte dans la littérature. Les mots réveillent les consciences et les coeurs, ils font reculer le racisme et la haine. Les mots ont un pouvoir.”

La ministre a supprimé ce premier tweet, avant d’en republier cet après-midi une version expurgée de son analyse, au mieux très maladroite, selon laquelle les Noirs seraient “entrés dans la grande porte dans la littérature” avec Toni Morrison. Un commentaire qui peut rappeler la sortie de Nicolas Sarkozy à Dakar en en juillet 2007, lorsque le président de la République fraichement élu avait déclaré, dans un discours rédigé par son conseiller Henri Guaino, que le “l’homme africain n'[était] pas assez entré dans l’histoire”.

L’ultime essai de l’écrivaine américaine Toni Morrison, The Source of Self-Regard, paraîtra en français le 3 octobre sous le titre La source de l’amour-propre, a annoncé mercredi son éditeur.