Rouen: Le PDG de Lubrizol évoque un possible incendie volontaire

Acte délibéré  ? Le PDG de Lubrizol laisse planer le doute.

Maintenant que le feu est éteint, la question de l’origine de l’incendie de l’usine de Lubrizol va désormais se poser. Sur franceinfo ce vendredi 27 septembre, les dirigeants de l’usine ont fait part de leur étonnement et de leur perplexité sur les causes du sinistre.

“On n’avait pas imaginé qu’un départ de feu se déclare dans cette zone-là où il n’y a pas d’activité, seulement du stockage. On est extrêmement étonné”, a confié Frédéric Henry, le PDG de Lubrizol. “Je suis très étonné de voir un incendie qui se déclare en pleine nuit, dans un endroit où il n’y a personne. Je m’interroge”, a-t-il ajouté auprès de l’AFP. 

Cette usine, classée SEVESO en raison des matières premières qu’elle utilise, n’en est pas à son premier incident. En 2013, une fuite de gaz lui avait déjà valu d’être condamnée à une amende de 4000 euros.

“Une erreur”, dont les dirigeants de l’entreprise affirment avoir “tiré beaucoup d’enseignement”. “Là, c’est peut-être une erreur, c’est peut-être autre chose, on est nous-même perplexes et les salariés aussi sont perplexes au vu du travail qu’on fait, de l’investissement, de notre culture sécuritaire”, explique Frédéric Henry. 

Une enquête pour “destructions involontaires” pour déterminer l’origine de l’incendie, encore “inconnue”, a été ouverte dès jeudi par le parquet de Rouen qui a débuté les investigations immédiatement. 

“Je peux tout à fait comprendre qu’on puisse se poser des questions”

L’ampleur de l’incendie, tout comme la réaction des pouvoirs publics jugée insuffisante, ont provoqué une vague d’indignation et d’incompréhension parmi la population, incommodée par la pluie de suie qui a recouvert une partie de la ville.

“On se dit, c’est nous, c’est notre entreprise, malgré tout ce qu’on fait”, confie le président de Lubrizol. “Mais je comprends très bien le désagrément et je comprends très bien que l’on soit très impressionné par ce qu’il s’est passé.”

Le panache de fumée était particulièrement spectaculaire et moi, comme tous les habitants j’ai été impressionné donc je peux tout à fait comprendre qu’on puisse se poser des questions”, affirme-t-il. Ce vendredi, la ministre de la Santé sur place a déclaré que Rouen était “clairement polluée”, sans risque immédiat pour la santé des habitants cependant.

Un point de vue que partage la directrice générale qui souligne cependant que si “la gêne peut être comprise, l’inquiétude peut être comprise, mais parfois des commentaires vraiment à charge blessent les salariés de l’entreprise dans des moments comme ça où ils voient l’outil de travail qui disparaît.” “C’est dur, d’autant que nous faisons des efforts sans relâche sur la sécurité, nous et les salariés”, déclare Isabelle Striga.

 Désormais, la “priorité” pour les dirigeants sera la sécurisation du site “pour permettre aux salariés de revenir travailler dans les bâtiments.” Une partie de l’usine, non concernée par l’incendie, devrait pouvoir reprendre son activité. 

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