Syrie: paix toujours fragile au deuxième jour de la trêve entre Turcs et Kurdes

Ce 19 octobre marque le deuxième des cinq jours de trêve accordés par Ankara aux combattants kurdes pour évacuer une zone dite « de sécurité » de 32 kilomètres au-delà de la frontière turque. Mais la trêve semble fragile et le président turc se dit décidé à reprendre l’offensive si l’accord n’est pas respecté.

Alors que le délai de cinq jours consenti par Ankara se réduit d’heure en heure, sur le terrain, la situation semble de plus en plus précaire. Au premier jour du cessez-le-feu, les forces kurdes ont accusé l’armée turque d’avoir mené des raids aériens et des bombardements contre plusieurs villages du nord-est de la Syrie, notamment dans la région de Ras al-Aïn, théâtre de combats particulièrement violents depuis le début de l’offensive.

Recep Tayyip Erdogan, de son côté, nie toute violation de l’accord. « Aucun combat n’a lieu », a déclaré le président turc, qualifiant ces accusations de « désinformation ». Il rappelle en revanche que le délai accordé aux combattants kurdes pour se retirer de la zone concernée par l’opération est bel et bien un ultimatum. Si Ankara estime que l’accord n’est pas respecté, son président promet de reprendre l’offensive « dès la première minute » après l’expiration du délai, c’est-à-dire le 22 octobre au soir.

Ce jour-là, Recep Tayyip Erdogan est attendu à Sotchi par son homologue russe Vladimir Poutine. Les véritables négociations sur la zone de sécurité que réclame Ankara devraient commencer à ce moment-là.

Rfi

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