Un étudiant sénégalais sauvagement tué en France

Cet énième meurtre d’un Sénégalais passera-t-il en silence ? En tout cas la Fédération des Sénégalais de France ne compte pas laisser la famille Diédhiou dans sa douleur. En effet, le procès de l’étudiant sénégalais M. L. Diédhiou s’est ouvert hier lundi, en Cours d’assises à Besançon, en France, avec entre autres, la constitution du jury de jugement, l’appel des témoins et des experts, le rapport d’expertise (médicine légale).

Né en 1982, l’étudiant était aussi videur de boîte pour pouvoir payer ses études et subvenir aux besoins de sa famille basée en Casamance. C’est d’ailleurs dans la nuit du 22 au 23 avril 2017 qu’il est tué par plusieurs individus. Selon un de nos sources qui était au procès, les témoins S.M. Sèye, binôme de Diédhiou dans le travail, et El Messaoudi étaient formels : l’étudiant est agressé par 7 personnes. Les faits remontent au soir du 22 avril : «un individu se présente devant la porte de la boîte où le ticket d’entrée coûte 5 euro. Interpelé par le jeune sénégalais, l’habitué des lieux s’énerve et commence à débiter des insultes racistes et autres menaces – »je vais régler ton compte »’. Après quelques minutes, ses amis et frères, 6 personnes au total, qu’ils avaient appelés, arrivent sur les lieux. À ce moment tout est allé vite pour le pauvre videur qui ne cherchait qu’à gagner sa vie dignement. Il reçoit deux coups de couteau, sur la cuisse et sur la poitrine avec 17 cm de profondeur. L’expertise médicolégale a permis de faire la lumière sur ces détails, de même que le visionnage des images des caméras de surveillance de la ville de Besançon et de l’établissement le Styl, ont corroboré les témoignages. L’horreur de l’assassinat de l’étudiant sénégalais visionnée, son frère et un de ses cousins sont inconsolables dans la salle, avec les preuves en charge dont les vidéos et le couteau retrouvé dans le Doubs, les 7 personnes accusées dont les frères Cid et les frères Farès ont reconnu les faits. Malgré tout cela, leurs avocats sont à la charge. Pour rappel, le procès de l’étudiant sénégalais prendra fin le vendredi 17 janvier 2020. Ses parents n’ont pas pu aller en France pour cause de visa refusé.

Dans ce dossier de meurtre, les Sénégalais de France, notamment ceux de Besançon, se disent abandonnés par les autorités consulaires.

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