Voici Ce Que Le Canada Impose Aux Nouveaux Immigrés…

Québec: le gouvernement impose un test de valeurs aux nouveaux arrivants

Le gouvernement vient de mettre en pratique une de ses promesses électorales, celle d’imposer un test de valeurs aux personnes qui veulent venir s’installer au Québec pour des raisons économiques.
Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas
Chacun des candidats adultes qui souhaitent s’installer au Québec doit répondre à un certain nombre de questions portant notamment sur l’égalité des hommes et des femmes ou la langue en vigueur au Québec.
Cet examen en ligne s’ajoute aux autres critères administratifs exigés avant d’émigrer dans cette province.

Adhérer aux « valeurs québécoises »

Jusqu’à présent, l’âge et le type de diplôme ou d’expérience de travail de candidats à l’émigration déterminaient leur chance de partir s’installer au Québec.
À partir du 1er janvier, ils devront aussi répondre à des questions sur la façon dont cette province protège l’égalité homme-femme ou le type de mariage en vigueur.
Ce test des valeurs vise à faire valoir aux nouveaux arrivants dans quel genre de société ils s’installent, estime le ministre de l’Immigration du Québec, Simon Jolin-Barette.
Le ministre de l’Immigration considère que les personnes qui choisissent le Québec doivent adhérer aux valeurs québécoises, des valeurs de démocratie, de respect, qui garantissent la non-discrimination.
« Je pense qu’on a bâti une société basée là-dessus, on doit en être fiers. Les Québécois sont fiers de ces valeurs-là et ils veulent que leurs valeurs soient respectées. »
Un test de valeurs qui divise
Plusieurs partis d’opposition jugent ce test inutile. Certains déplorent aussi que le gouvernement n’accueille pas assez de nouveaux citoyens alors que les entreprises manquent actuellement cruellement de main-d’œuvre.
« Je suis extrêmement déçu que la CAQ (la coalition avenir Québec, NDLR) tourne le dos aux régions. On ne répond en aucun cas à la demande des entrepreneurs dans toutes les régions du Québec », estime Monsef Derraji, député du Parti libéral.
Confrontés à cruel manque de main-d’œuvre, les entrepreneurs réclament un assouplissement des règles d’immigration pour pouvoir recruter à l’étranger.

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