Xavier Dupont de Ligonnès s’est bien marré, s’il n’est pas mort

Les tests ADN ont parlé, l’homme arrêté s’appelle Guy Joao

Xavier Dupont de Ligonnès aurait été arrêté à Glagow, en Ecosse, nous venons de recevoir son nouveau visage, via une source écossaise.

L’écart entre les yeux diffèrent, les relevés palmaires (empruntes digitales) sont eux aussi très partiels, il faut donc rester extrêmement prudent sur cette arrestation. Seuls des tests ADN nous en diront plus.

Les empruntes digitales ne montrent  que 5 points sur 13 de ressemblance, en occurrence, la possibilité que l’individu arrêté soit Xavier DDL ne peut ni être confirmé ni infirmé.  Ces empruntes ont été relevées il y a plus de 8 ans. Des tests ADN sont en cours. Des policiers ont été envoyés dans la grande ville écossaise, ce qui signifie que la piste est crédible.

En attendant, nous avons cette photo, faîtes-vous votre avis. 

Une dénonciation anonyme aurait conduit les enquêteurs à cette arrestation.

Est-t-il le tueur ? Cela est encore qu’une probabilité.

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Bon, si ce n’est pas lui, BFM se ridiculisera après avoir passé toute la matinée en Breaking news.

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MAJ: Ses empruntes ne correspondent que très partiellement, en attente de tests ADN. L’écart des yeux ne correspondrait pas non plus

Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes et activement recherché depuis, a été arrêté ce vendredi 11 octobre à l’aéroport de Glasgow en Écosse, a annoncé à l’AFP une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

Un homme a été repéré par les policiers à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle avant l’embarquement, mais les policiers n’ont pas eu le temps d’intervenir et ont prévenu Interpol, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Xavier Dupont de Ligonnès a pu être arrêté à la suite d’une “dénonciation anonyme”, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. Cette “information” est parvenue trop tard pour qu’il y ait une intervention sur le sol français, a-t-on expliqué de même source.

Les enquêteurs français ont alors prévenu la police écossaise qu’il se trouvait dans l’avion et lui ont “transmis des moyens d’identification”, a-t-on ajouté. “Pour être complètement certains, on va attendre la comparaison ADN”, a souligné cette source.À son arrivée à Glasgow, l’homme a été contrôlé, et selon la police écossaise, ses empreintes correspondent à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, ont rapporté à l’AFP des sources françaises proches de l’enquête.

La police écossaise a pour sa part précisé que “l’enquête se poursuit pour confirmer son identité”. Le procureur de la République de Nantes a appelé à la “prudence”, alors que des enquêteurs français doivent se rendre en Écosse samedi pour “des vérifications”.

Selon une source proche, l’homme arrêté gardait le silence vendredi soir. 

Fausse identité et chirurgie esthétique

L’homme aurait subi des opérations de chirurgie esthétique, a précisé une source proche de l’enquête à France 3. “Il faut le voir pour le croire, il est absolument méconnaissable. S’il n’y avait pas les empreintes, on ne penserait pas que c’est lui” a confié un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur à Presse Océan.

Selon une autre source proche interrogée par l’AFP, il voyageait avec un passeport français volé en 2014, et il aurait passé très probablement une partie de sa cavale au Royaume-Uni.

Des perquisitions ont été lancées dans la foulée de son arrestation en Île-de-France, indiquent Le Parisien et franceinfo. Les enquêteurs s’interrogent sur un éventuel point de chute francilien de Xavier Dupont de Ligonnès.

Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP qu’une perquisition était menée dans une maison à Limay, dans les Yvelines. Cette adresse est celle qui figure sur son passeport, selon une source proche du dossier.

Des policiers en combinaison blanche étaient visibles, passant dans le jardin de la maison située dans une rue résidentielle bouclée de part en part, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les enquêteurs français en charge du dossier du meurtre de la femme et des enfants de Xavier Dupont de Ligonnès, étaient en route vendredi soir pour Glasgow, a-t-on par ailleurs appris de source proche de l’enquête. Le procureur de Nantes, Pierre Sénès, a lui évoqué auprès de l’AFP un déplacement samedi. 

Huit ans d’enquête 

Depuis huit ans, cet homme était activement recherché. À maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs dont les milliers de procès verbaux rédigés n’ont pas permis de dire s’il était mort ou vivant, s’il avait pu organiser sa fuite ou s’il s’était suicidé.

 Xavier Dupont de Ligonnès avait été aperçu pour la dernière fois en avril 2011: le 14 avril, il avait été filmé par la caméra d’un distributeur de billets, et le 15, il avait quitté à pied un hôtel avec, sur le dos, un étui pouvant contenir une carabine.

Six jours plus tard, les corps de sa femme et de ses quatre enfants étaient découverts, enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes.

Agnès Dupont de Ligonnès, 48 ans, et ses quatre enfants, Arthur, 21 ans, Thomas, 18 ans, Anne, 16 ans, et Benoît, 13 ans ont été tués à la 22 Long Rifle, vraisemblablement deux semaines plus tôt, entre le 3 et le 5 avril, d’au moins deux balles dans la tête.

Avec six jours de retard sur le père de famille, les enquêteurs avaient alors remonté le fil de son emploi du temps, sans percer l’énigme. Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’avait jamais été retrouvé.

Plusieurs opérations et campagnes de fouilles ont été menées dans le Var, département où la famille Dupont de Ligonnès avait habité dans les années 1990, notamment après des découvertes de cadavres non identifiés.

Une pincée de théorie du complot -née d’un courrier du père à neuf de ses proches, affirmant qu’il allait être exfiltré vers les États-Unis en raison de sa supposée vie d’agent double-, une famille en apparence tout à fait classique, une préparation qui semble méthodique et une certaine mise en scène de la disparition du père sont venus nourrir l’intérêt pour cette affaire hors du commun.

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