Tribunal correctionnel : « Un médecin accuse sa femme et sa belle-sœur de l’avoir bastonné jusqu’à fracasser sa… »

Entre le médecin Dr. Mbacké Dia et son épouse Ndeye Yacine Ndiaye, c’est la guerre totale. Déjà en instance de divorce, le couple, a préféré laver son linge sale devant le tribunal correctionnel de Dakar.

En effet, rapporte le quotidien Les échos, Dia accuse sa femme et sa belle-sœur Anta Ndiaye de coups et blessures volontaire, violence et voie de fait.

En instance de divorce, M. Dia a collé un autre procès sur le dos de sa femme et de sa belle-sœur. Dans sa plainte où il a joint un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 25 jours, le sieur en question accuse sa femme de l’avoir violenté et d’avoir fracassé sa clavicule gauche avec l’aide de sa sœur.

Interrogé à la barre, la belle-sœur Anta Ndiaye a balayé d’un revers de main toutes les accusations du médecin. « Mbacké est mon frère, et il me considère comme sa sœur et sa confidente. J’étais censé être la médiatrice entre lui et ma sœur Ndeye Yacine Ndiaye. Lorsque celle-ci m’a confié qu’elle avait quitté le domicile conjugal suite à des problèmes, je suis allée demander à ma mère la permission d’aller discuter avec son époux », raconte-t-elle.

Poursuivant son récit, elle lâche : « quand je suis allée au domicile de Mbacké, il m’a chassée de chez lui, avant de me pousser dans le couloir en me donnant une gifle ». A la question de savoir les raisons de ce certificat médical attestant une fracture de la clavicule gauche, elle répond qu’il n’y a pas eu de coups de sa part. « Il m’a giflé, et j’ai essayé de le retenir mais il n’y a pas eu de coups. Il peut se procurer un certificat car il est médecin. Moi j’étais là-bas pour une médiation et non pour créer des histoires. »

A son tour, Ndeye Yacine Ndiaye, l’épouse du Dr Mbacké a expliqué que son mari a quitté le domicile conjugal avec ses deux garçons. « Les petits ne voulaient pas partir, mais c’est moi qui les ai convaincus de partir avec lui. N’empêche, le plus grand s’est mis à pleurer et c’est là que j’ai su qu’il y a un problème. Je me suis rendu chez lui où nous avons trouvé le gardien à l’accueil. Nous sommes montés de manière calme car ma sœur Anta voulait arranger les choses. A notre grande surprise, il nous a insultées », a narré l’épouse.

Et d’ajouter: « cela m’étonne si mon mari dit que nous lui avons fracturé la clavicule alors que c’est lui qui a conduit son véhicule le jour des faits. Nous avons enclenché notre procédure de divorce depuis le 27 novembre et je ne lui réclame rien du tout concernant le problème. »

A noter que le mari qui est la partie civile n’a pas assisté au procès et le délibéré sera rendu le 6 février.