Ziguinchor – Loi criminalisant le viol et la pédophilie -Le pêcheur Gabriel Latir Pouye première victime




La loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie qui était une demande des associations de défense des droits des femmes à la suite d’une série d’agressions sexuelles enregistrées ces derniers mois au Sénégal, a fait sa première victime à Ziguinchor. Gabriel Latir Pouye c’est son nom. Marié et père d’un enfant, il a été envoyé hier, jeudi 16 janvier 20, à la citadelle du silence. Pêcheur de profession, Gabriel Latir a été surpris dans le quartier Alwar par la mère et tante de ses deux victimes âgées respectivement de trois (3) et six (6) ans. Gabriel Latir Pouye s’adonnait à des actes et attouchements sexuels sur ces deux «proies» mineures.

Né en 1971 dans la capitale du Rail (Thiès), se disant pêcheur, domicilié au quartier Alwar à la lisière de Ziguinchor, Gabriel Latir Pouye s’adonnait à des attouchements sexuels sur deux filles mineures âgées de trois (3) et six (6) ans. Informés de ses agissements peu orthodoxes du pêcheur originaire de Thiès (Gabriel Latir Pouye), les hommes du Commissaire de Police Adramé Sarr, se sont aussitôt rendus sur les lieux pour mettre la main sur le bourreau des deux petites filles. Tout a commencé le mois de décembre dernier quand, selon la dame Mouskéba Diassy, sa fille K.M âgée de trois (3) ans l’avait informé de ce que le nommé Gabriel Latir Pouye avait abusé d’elle en introduisant ses doigts dans son sexe et, suivant un interrogatoire sommaire après avoir constaté que celle-ci avait mal lorsqu’elle urinait. «Quand j’ai interpellé Gabriel Latir Pouye sur les faits, il m’a avoué avoir caressé le sexe de ma fille.

Depuis lors, je l’ai chassé de notre maison en l’intimidant de ne plus y reposer ses pieds», a laissé entendre devant les policiers enquêteurs la dame Mouskéba Diassy. Gabriel Latir Pouye n’a pas voulu entendre les «menaces» et réprimandes de Mouskéba Diassy. Il reviendra à la charge. Cette fois-ci, fois il va jeter son dévolu sur la fille de la dame nommée Diariétou Cissé, voisine de Mouskéba Diassy. Pour assouvir ou rassasier ses désirs sexuels, il portait sur sa cuisse, avant d’introduire son doigt sur le sexe de la fille de Diariétou Cissé, âgée de six (6) ans. Comble de malheur, Gabriel Latir Pouye va être surpris au moment des faits par la fille de Fatou Cissé, grande sœur de Diariétou Cissé.

Sans désemparées, elles se sont toutes rendues sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Sur place, elles ont trouvé Gabriel Latir Pouye tranquillement assis sur une chaise. Interpellé sur ses agissements, ce dernier va se fondre en excuses tout en leur faisant croire qu’il ignorait les raisons qui le poussent à commettre de tels actes pudiques. Alertés, les éléments de la Brigade de recherche du commissariat de police de Ziguinchor vont se rendre sur les lieux pour conduire le mis en cause dans leurs locaux. Informé de son droit de se faire assister d’un avocat ou d’un conseil inscrit au tableau ou admis en stage s’il en exprime le besoin, Gabriel Latir Pouye a affirmé ne pas en désirer.

Marié et père d’un enfant, «je reconnais les faits qui me sont reprochés. En effet, je fréquentais la maison de la dame Mouskéba Diassy et j’ai caressé le sexe de sa fille de quatre (4) ans avant d’y introduire mes doigts. Mouskéba Cissé m’avait chassé de sa maison. C’est par la suite que je suis allé chez sa voisine Diariétou Cissé où j’ai pris sa fille âgée de six (6) ans avant de la faire monter sur une chaise pour la doigter. C’est la sœur de Diariétou Cissé qui m’a surpris avant de me dénoncer. Ce sont des choses que je fais sans m’en rendre compte», a confié aux policiers Gabriel Latir Pouye. Les deux fillettes entendues à leur tour par les policiers enquêteurs, ont confié à ces derniers que Gabriel Latir Pouye a bien introduit ses doigts dans leur sexe.

Une réquisition a été adressée au gynécologue du Centre hospitalier régional de Ziguinchor. Pour les faits d’abus sexuels et de pédophilie, le pêcheur Gabriel Latir Pouye, à l’issu de son enquête qui a été bouclée, séjourne depuis hier à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor. Gabriel Latir Pouye devient ainsi la première victime de la loi sur la criminalisation sur le viol et la pédophilie dans cette partie sud du pays.