Peter Fonda, éternelle icône de la contre-culture américaine des années 1960, est mort

HOLLYWOOD, CA - MAY 23: (EDITORS NOTE: Image has been shot in black and white. Color version not available.) Actor Peter Fonda attends Disney?s 'Alice Through the Looking Glass' premiere with the cast of the film, which included Johnny Depp, Anne Hathaway, Mia Wasikowska and Sacha Baron Cohen at the El Capitan Theatre on May 23, 2016 in Hollywood, California. Charley Gallay/Getty Images for Disney/AFP

Acteur, réalisateur, l’icône du film « Easy Rider » s’est éteinte vendredi, à l’âge de 79 ans.

Seul le cinéma, sans doute, a cette capacité de marquer les imaginaires au point de propulser un acteur, en un seul film, au rang d’emblème de la contre-culture américaine. Né le 23 février 1940 à New York, Peter Fonda, fils d’Henry Fonda (1905-1982), frère de Jane Fonda et père de Bridget Fonda, n’aura cessé d’être l’icône hippie, depuis son rôle dans Easy Rider (1969), film culte de Dennis Hopper que Peter Fonda avait coproduit et dont il avait coécrit le scénario. L’éternel motard, ou biker, légendaire est mort, à l’âge de 79 ans, vendredi 16 août, à Los Angeles, des suites d’un cancer. Lire aussi Peter Fonda, star du film « Easy Rider », est mort

Peter Fonda restera à jamais ce jeune homme aux traits fins, interprète du personnage de Wyatt, coiffé du casque de moto imprimé du drapeau américain, les jambes confortablement allongées sur sa Captain America, faisant la route d’est en ouest, à rebours des pionniers, aux côtés de Bill, incarné par Dennis Hopper lui-même – Jack Nicholson interprétait quant à lui un avocat alcoolique qui se liera aux deux personnages.

Si l’image du motard bad boy et sexy a plus que résisté au temps, c’est aussi parce que le road-movie de Dennis Hopper fut visionnaire : Easy Rider dénonçait l’illusion américaine de la liberté, confrontée aux forces conservatrices et réactionnaires.

« On a tout fichu en l’air »

Peter Fonda sur une réplique de sa moto dans « Easy Rider », le 5 juillet 2009.

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