Mimi Touré répond à Abdoul Mbaye : “Ses capacités intellectuelles sont altérées par la rancoeur”

La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Touré, a porté une cinglante réplique au leader de l’Act.

“Abdoul Mbaye ne peut avoir de positions objectives car ses capacités intellectuelles, par ailleurs indéniables, sont altérées par une rancoeur tenace. Il ne pardonne pas au Président Macky Sall de l’avoir remplacé. Je crois qu’il ne le lui pardonnera jamais”, a fait savoir Aminata Touré, dans une note parvenue à Seneweb.

En conférence de presse, ce vendredi, Abdoul Mbaye, premier Premier ministre sous l’ère Macky Sall, avait tiré à boulets rouges sur le pouvoir de ce dernier.

Pour l’ancienne Envoyée spéciale du chef de l’État, Mbaye ne reconnait aucun progrès sous le régime du Président Macky Sall, même ceux initiés pendant qu’il était Premier ministre.

“Les électeurs lui ont clairement dit ce qu’ils pensaient de son attitude: aux élections legislatives de 2017, il a eu 3 voix dans son propre bureau de vote. Au niveau national, Abdoul Mbaye a vaillamment obtenu 14,231 voix sur 3.310.435 électeurs qui sont allés aux urnes, soit 0,4% des suffrages. Et bien entendu, Abdoul Mbaye n’a pas été capable de rassembler le nombre de parrainages requis pour se présenter à l’election présidentielle”, a-t-elle déclaré.

Non sans accuser le banquier: “Il souhaiterait que le pays tout entier s’embrase et sombre rien que pour faire payer au chef de l’Etat l’outrecuidance de l’avoir relevé. Si ce n’est pas de la mégalomanie, ça y ressemble beaucoup. Quand on aime le Sénégal, même en étant dans l’opposition on ne devrait pas lui souhaiter tous ces malheurs que Abdoul Mbaye annonce”.

“La monnaie, c’est comme les cauris de nos ancêtres qui servaient aux..”

Commentant par ailleurs la question du passage de du franc CFA à l’Eco, l’ancienne Première ministre pense que c’est une bonne chose.

“La question était à l’étude depuis quelques temps. Elle répond à tous ceux qui réclamaient la fin du CFA. Il faut savoir que la monnaie n’est pas une fin en soi, c’est juste un instrument de politique économique. Une monnaie forte et respectée est le reflet de bonnes politiques économiques et pas le contraire. La monnaie, c’est comme les cauris de nos ancêtres qui servaient aux échanges économiques”, a fait croire Touré. Qui rappelle que des pays comme la Mauritanie ou la Gambie ont depuis toujours leur propre monnaie.

A l’en croire, “tout va dépendre des politiques économiques et sociales des pays de l’espace Eco. Nous, au Sénégal, devons de toute façon compter sur nos propres forces, la qualité de nos ressources humaines, l’engagement des acteurs économiques, le dynamisme des jeunes et des femmes et la bonne gestion de nos ressources à venir”.

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