Reubess, Conakry et Palais présidentiel : Karim trempé dans 3 protocoles

Après le protocole de Reubess, celui de Conakry, Karim Wade est mêlé dans un autre par le truchement de son père. Il s’agit de celui du Palais présidentiel, samedi 13 octobre 2019. Ces protocoles ont le même dénominateur commun pour l’ancien président du Sénégal qui fait des pieds et des mains pour obtenir de Macky Sall, la libération totale de son fils, pour qu’il recouvre tous ses droits. Cela reste le seul vœu pieux du charismatique leader du Pds. Publicité

Le deal Macky-Wade via Alpha Condé

«Un président africain a demandé à discuter avec moi. J’ai refusé de m’y rendre. Je lui ai proposé de venir à l’ambassade de son pays à Dakar afin qu’on s’y rencontre, en présence de Macky Sall», a avait déclaré Abdoulaye Wade. Dés son retour au pays en février 2019, après un an et demi d’absence.

Neuf jours plus tard, Wade quitta Dakar pour Conakry à bord de l’avion que lui a envoyé Alpha Condé. Il a dû se rendre compte que son mot d’ordre « empêcher la tenue de l’élection par la force » devait être abandonné. Arrivé à Conakry, il a été accueilli à sa descente d’avion sur tapis rouge par son hôte puis a été acheminé vers l’hôtel Sheraton où il a été installé avec sa délégation.

Sur place il a été question d’un protocole afin que les élections du 24 février 2019, se passent dans de bonnes conditions. Macky veut de garanties de Wade. En retour le Pape du Sopi aurait défendu son dossier, celui de faire son fils Karim amnistié afin qu’il puisse rentrer au bercail.

Celui du Palais

Deux semaines après avoir publiquement scellé leur réconciliation, Macky Sall et Abdoulaye Wade se sont rencontrés samedi, à huis clos, au Palais présidentiel. Après s’être affiché main dans la main avec son prédécesseur à l’inauguration de la mosquée Massalikoul Djinane le 27 septembre, à Dakar, Macky Sall avait promis à Abdoulaye Wade de lui rendre visite « bientôt ».

Ce samedi 12 octobre, c’est pourtant le leader du PDS qui s’est présenté devant le chef de l’État, au Palais présidentiel. Une seconde apparition publique commune pour les deux hommes, irréconciliables depuis 2012.

Entretien en tête-à-tête

D’abord accompagnés de leurs délégations respectives (Aly ngouille Ndiaye, Augustin Tine ou Seydou Guèye côté présidentiel ; Mayoro Faye et Nafissatou Diallo notamment côté PDS), les patrons de l’APR et du PDS se sont ensuite longuement entretenus à huis clos.

Près de trois heures trente de discussions au cours desquelles les deux chefs d’État « ont fait un large tour d’horizon de la situation politique nationale », abordant notamment la question « du processus électoral et du statut du chef de l’opposition, thèmes qui seront repris lors du dialogue national », a annoncé le responsable de la communication du PDS Mayoro Faye, chargé de lire un communiqué conjoint à l’issue de la rencontre.

A coup sûr lors de leur discussion, les deux personnalités ont abordé la question de l’amnistie de Karim qui tient beaucoup à cœur son père. Un veritable deal sir la tête des Sénégalais. Car, en dehors de sa condamnation, Karim doit aussi payer une forte somme. Qu’en sera-t-il de cet argent qui devait revenir au peuple ? Sur le dos de qui ces deals sont menés.