Ces questions de fond qui ont fâché Abdoulaye Diouf Sarr et son staff

Le ministre de la Santé n’est pas du tout content, et cela s’est traduit dans les propos tenus par le Dr Marie Khemèsse Ngom dans son point du jour. La directrice générale de la Santé a porté, pour cette fois-ci, ses habits de syndicaliste et taper sur tout ce qui bouge.

L’artémisia n’a pas échappé à la furie de la dame, qui a sifflé la fin de la récréation : «Nous remercions le Président de la République Macky Sall. Quand son homologue lui a donné des doses d’Artémisia, il les a mises entre les mains des spécialistes du ministère de la Santé. Ces feuilles de l’Artémisia existent au Sénégal, même si nous n’en avons pas beaucoup. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces feuilles existent mais leurs effets sont différents. Il y en a de curatifs, mais d’autres ont d’autres effets. Nous connaissons cet arbre parce que quand on a éliminé la Nivaquine, c’est ce qu’on utilisait sous le nom d’artémisinine. Mais quand on l’a utilisé contre le paludisme, nous avons remarqué que ses effets n’étaient pas importants parce que la maladie ne diminuait pas. Alors on l’a encore changé avec un décret. On ne va pas dire que l’Artémisia venu de Madagascar n’est pas bon. Nous faisons des essais thérapeutiques et c’est là qu’on jugera après de son efficacité ou non. Les gens spéculent sur ça sans parler avec les responsables de la Santé du pays. Nous ne fermons la porte à personne», a déclaré Marie Khémesse Ngom Ndiaye sur l’Artémisia.

Marie Khémesse Ngom a tenu également à alerter sur le produit dénommé «Uni-Gold Hiv», certains qui sont de mauvaise foi l’utilisent pour dire qu’ils effectuent des tests ou soigner le coronavirus. Ce produit est fabriqué et commercialisé par Trinity Biotech Plc. Ils ont mis des dates de péremption etc. C’est un faux médicament. Le gouvernement avec le ministère de la Santé a pris toutes les dispositions pour lutter contre ça».

La directrice de la Santé exhorte les populations à faire confiance au ministère de la Santé en respectant les mesures barrières. «Nous avons remarqué que la maladie est en train de se propager de manière très grave dans le pays. Nous avons constaté que les populations commencent à se familiariser avec la maladie. Les gens ne respectent plus les gestes barrière, surtout la distanciation sociale qui est de 1 mètre minimum. Certains même disent que quand on porte un masque on est protégé, ce n’est pas vrai. Ce n’est pas seulement le port de masque qui protège, mais ça le fait quand on y associe tous les autres gestes barrière. On doit éviter aussi de se serrer la main, mais on voit que les populations continuent à le faire. Il faut respecter les consignes sanitaires, sinon on aura du mal à se débarrasser de cette maladie du coronavirus», conclut-elle.

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