DÉGRADATION AVANCÉE : L’HÔPITAL DE SAINT-LOUIS PLONGÉ DANS LE COMA

«Après les grèves répétitives du personnel fustigeant les nombreux manquements et autres mauvaises conditions de travail à l’hôpital régional de Saint-Louis, c’est au tour des malades et accompagnants de dénoncer la dégradation avancée des salles d’hospitalisations dans certains services de la structure sanitaire. Au service de chirurgie 1 de l’hôpital régional, l’attention du visiteur est attirée par les fissures et autres dégradations de la dalle des salles d’hospitalisation. D’ailleurs, les malades et accompagnants internés à la salle 6 dénoncent cette situation d’insécurité. Il arrive tard dans la nuit que des parties de la dalle tombent par terre. Même si ce ne sont pas de grosses pierres, elles peuvent blesser parce qu’elles sont en béton et sont suspendues à des mètres au-dessus des lits des patients. Le chef de service et le personnel soignant sont avisés. Que l’hôpital prenne toutes ses responsabilités en cas de dégâts majeurs venant de ces chutes de la dalle», rapporte L’Exclusif dans sa parution de ce jeudi.

Le journal de poursuivre : «Aussi, les accompagnants utilisent toutes les astuces pour ne pas trop exposer leurs malades. Faites le tour des salles d’hospitalisation de la chirurgie 1, tous les lits sont déplacés parce que les gens fuient les zones présentant des fissures ou des risques de chute. Les responsables de l’hôpital ne sont intéressés que par l’argent. Malgré la dalle menaçante, rien n’est gratuit ici et, pire, les conditions d’hospitalisation laissent à désirer. Il est impossible d’accéder aux toilettes parce qu’elles sont étroites et sales. Les moustiques piquent de jour comme de nuit. Les accompagnants risquent de rentrer avec le paludisme. Toutes ces dénonciations sont confirmées par d’autres accompagnants de patients. Certains d’entre eux ont aussi profité de l’occasion pour inviter les responsables de l’établissement sanitaire à s’orienter sur des travaux rendant plus confortable le séjour des malades et de leurs accompagnants au lieu de s’attarder à ceux d’embellissement de l’entrée de l’hôpital».