ALERTE INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE: 348 021 personnes en phase de crise au Sénégal




Le Conseil national de sécurité alimentaire vient de livrer les résultats définitifs de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnel aux Sénégal. Ceux-ci renseignent que trente six départements sont en phase minimale. C’est à dire qu’une bonne partie de leur populations sont en situation de sécurité alimentaire. Mais six département sont sous pression.

11 625 personnes en situation d’urgence

En effet, le Cnsa renseigne qu’actuellement, 10 642 763 personnes sont en situation minimale, 1 806 395 en phase sous pression et 348 021 en crise. Et parmi ces derniers, 11 625 personnes sont dans une situation d’urgence et nécessitent une intervention.

“C’est à dire qu’ils ont des difficultés, ils déploient des stratégies, et des fois ça peut ne pas suffire. Pour combler le déficit, qu’est ce qu’il faut faire? Il faut intervenir obligatoirement”, renseignent les responsables de Cnsa.

723 000 personnes en danger si rien n’est fait

Podor et Salémata risquent d’avoir plus de difficultés que les autres localités, notamment dans leur zone pastorale. Parce que depuis trois ans, ces zones vivent un déficit de pâturage.

En effet, les départements pastoraux du nord, notamment Podor, Ranérou et Matam sont sous pression. Ils présentent un bilan fourrager déficitaire (Podor n-37% et Matam -44%). Ce qui exerce une forte pression sur les ressources pastorales et les moyens d’existence des ménages qui vivent dans ces zones.

“Donc si on suit nos projections, les gens qui seront en vulnérabilité extrême seraient à peu près 723 000 personnes si rien n’est fait”, renseigne le Conseil national de sécurité alimentaire.

Ce qu’il faudra très vite faire

Ainsi, le Cnsa, qui indique avoir informé le gouvernement, recommandent un appui immédiat pour les 388 021 personnes qui sont en extrême vulnérabilité. Et les autorités devront prendre toutes les dispositions pour prendre en charge, avant la période de soudure, 364 000 personne pour ne pas atteindre la barre des 723 000 personnes à vulnérabilité extrême

Il faudra aussi renforcer les zones pastorales et agro-pastorale ainsi que le mécanisme d’auto approvisionnement et reconduire l’opération sauvegarde du bétail.