Casamance : Le Mdfc veut mettre fin à 37 années d’hostilités

Le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a affiché sa volonté d’aller en paix et à la cessation des hostilités. Il a demandé au Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC) de l’aider à engager les négociations avec l’Etat.

Paix…
Le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (Mfdc) a sollicité du Groupe de Réflexion pour la Paix Casamance ( GRPC) de l’aider pour un retour définitif de la paix en Casamance. C’était lors d’une rencontre tenue ce samedi en Guinée-Bissau.

La tenue de cette rencontre à Youtou s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de cette volonté d’instaurer la paix, selon Robert Sagna, président du GRPC. « Nous avons été appelé à une rencontre en Guinée-Bissau, par le Mfdc. Il nous a déclaré sa volonté d’aller à la paix, à la cessation des conflits. »

Respect des engagements
Robert Sagna s’est par la suite félicité du comportement du Mfdc, qui a tenu sa promesse, faite à l’Etat du Sénégal, consistant à arrêter tout acte de violence. Il rajoute que le Chef de l’Etat est au courant de cette volonté du Mdfc, et réitère l’engagement de son gouvernement vers ce processus de paix.

Un des plus vieux conflit
Pour rappel, le problème casamançais fait partie des plus vieux conflits africains. De son début, le 26 décembre 1982, il n’a connu que des périodes d’accalmies jusqu’à nos jours. En tout, ça fait 37 années d’hostilités.

A l’origine…
A l’origine du conflit, cette promesse de l’ancien président Léopold Sedar Senghor, qui leur avait laissé espérer la possibilité d’une autonomie lorsque des Casamançais ont senti se désir.

Le 26 décembre 1982, le Mfdc organise une marche pacifique à Ziguinchor vers la Gouvernance. Les manifestants décident alors à leur arrivée, de descendre le drapeau sénégalais hissé chez le gouverneur pour le remplacer par le leur.

L’État du Sénégal considérant l’acte comme séditieux ordonne aux forces de l’ordre d’intervenir. La marche fut alors réprimée dans le sang et les forces de l’ordre procédèrent à plusieurs arrestations, dont celle du dirigeant indépendantiste, l’abbé Diamacoune Senghor. C’est ainsi que le MFDC décida de rejoindre le maquis avec un armement rustique constitué de coupe-coupe et de fusils de chasse parfois de fabrication artisanale.

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