Casamance : un périmètre de 1,2 million de mètres carrés sous l’emprise des mines

TO GO WITH STORY BY MALICK ROKHY BA Mine clearing experts for Handicap International begin work on the outskirts of Ziguinchor, in the Casamance region of Senegal, on May 30, 2011. 776 people have been victim of mines in the Casamance region since the beginning of the conflict in 1982 - 560 civilians and 216 soldiers - and 168 of these individuals have died. The conflict in the Casamance region has displaced over 15 400 people, most of whom have found shelter in neighboring Guinea-Bissau and Gambia, and has created major problems for the local economy and environment, with vast areas being threatened by deforestation due to the illegal wood trade. AFP PHOTO / SEYLLOU / AFP / SEYLLOU DIALLO

Un périmètre de 1, 2 millions de métres carrés reste encore infecté par les mines en Casamance où les opérations de déminage sont à l’arrêt depuis quelques années, a alerté le directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) Ansou Sané.
’’Les opérations de déminage sont à l’arrêt en Casamance alors qu’il reste au total de 1,2 millions de mètres carrés à déminer dans 144 localités’’, a souligné Ansou Sané, insistant ’’sur l’urgence de reprendre les activités de déminage’’.
Le directeur général de l’ANRAC animait dimanche une conférence de presse sur les opérations de collecte de données concernant les populations impactées et déplacées, ainsi que les réfugiés au niveau des localités frontalières.
Ansou Sané a annoncé que ’’plusieurs opérations de collecte de données sont en cours pour recenser tous les réfugiés et personnes déplacées’’.
Il a indiqué que ’’sous la supervision de la Préfecture de Ziguinchor, un travail d’harmonisation et d’articulation des interventions des différentes structures est en cours’’.

M. Sané a signalé que ’’dans une même zone, plusieurs projets et programmes se déroulent au même moment pour les mêmes cibles’’.
’’Nous voulons jouer ce rôle d’harmonisation et d’articulation (…). Cela nous permettra d’élaborer un programme de structuration et d’enregistrement des données pour avoir toutes les statistiques qui nous permettront d’élaborer un plan efficace’’, a poursuivi Ansou Sané.

Pour ’’mieux accompagner le retour des populations, il est important de procéder au déminage’’, a t-il dit, rappelant que l’Etat avait créé en 2008 le Centre national antimines du Sénégal (CNAMS) pour ’’déminer la Casamance’’.
’’Un total de 2 millions de métres carrés a été déminé. Mais les opérations sont à l’arrêt’’, a fait observer le directeur général de l’ANRAC.

Ansou Sané a ensuite plaidé pour la reprise des activités de déminage pour ’’permettre à l’Etat du Sénégal de respecter son engagement d’avoir une Casamance totalement déminée d’ici à l’horizon 2021’’.

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