CÉRÉMONIE DE LEVÉE DU CORPS: DERNIER HOMMAGE À COLETTE SENGHOR

Ce n’est pas la grande affluence à l’hôpital Principal, ce jeudi. La morgue a accueilli tous ceux qui se sont déplacés pour rendre un dernier hommage la première Première dame du Sénégal. En toute simplicité ! Certaines places réservées n’étaient même pas occupées. Une cérémonie en toute sobriété, à l’image de Colette, la discrète.

C’est à 10 h 15 mn que le président de la République, en compagnie de son épouse Marième Faye Sall, toute de noire vêtue, de l’ancien président de la République, Abdou Diouf, du président de l’Assemblée nationale et de la Présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales, Aminata Mbengue Ndiaye, a fait son entrée. Quelques minutes plus tard, six gendarmes déposent le cercueil dans l’enceinte de la morgue. Pas de drapeau pour le recouvrir. Seule une photo de Colette, révélant toute sa beauté, son élégance et sa classe dans sa jeunesse et une gerbe de fleurs sont posées devant le cercueil.

CÉRÉMONIE DE LEVÉE DU CORPS: DERNIER HOMMAGE À COLETTE SENGHOR

Les témoignages sur la défunte première dame sont unanimes. Sa gentillesse, sa discrétion, son amour et son soutien sans faille à son défunt mari et non moins le premier Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, au côté de qui elle va reposer, au cimetière catholique de Bel-Air, sont loués.

CÉRÉMONIE DE LEVÉE DU CORPS: DERNIER HOMMAGE À COLETTE SENGHOR

Pour l’écrivain, Amadou Lamine Sall, le temps est bavard, il dit toute la postérité et retiendra ce moment. « La prière est notre espoir, notre refuge, notre porte qui ouvre la demeure du seigneur. Collette, nous voici venus vous dire combien nous vous avons aimé, respecté, admiré. Nous ne voulons plus pleurer. Nous devons tenir pour fortifier l’héritage car seuls vivent les morts dont on chante leur nom. Ne laissez aucune torche s’éteindre », a témoigné le poète.

Me Boucounta Diallo, également ami de la famille de Senghor a entamé son témoignage par une phrase que Collette Senghor avait déclaré lors de la mort de son fils, Philippe Senghor. « C’est difficile d’admettre cela mais comme on le sait la vie est faite de faits majeurs appuyés d’événements remplis de malheurs et de bonheurs ». Poursuivant, Me Boucounta Diallo d’ajouter : « Nous pleurons une femme remarquable et j’en profite pour saluer l’assistance. Cette dame n’avait comme préoccupation essentielle que sa famille entourée de son fils et de sa famille. Nous allons perpétuer ce qu’ils ont laissé comme pensée », dit-il.

Le représentant des amis de Philippe Senghor n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la défunte. « Evoquer la mémoire de Collette Senghor est pour nous un moment de très grande douleur. La plus grande épreuve que Collette Senghor ait eu à affronter dans sa vie sa vie c’est le décès de Philippe Senghor », rappelle-t-il avant de revenir sur les qualités qui ont toujours façonné la défunte. « Collette Senghor n’aimait pas de bruit, n’aimait pas les caméras, n’aimait pas l’argent. Elle est l’une des plus grandes premières dame de l’histoire et du monde. Celles et ceux qui l’ont connu ajouteront sa discrétion, sa tenue, sa retenue, sa classe. Pour nous les amis de Philippe, elle était plus que ça. Elle avait l’art de nous mettre à l’aise lorsque nous avions été intimidés ».

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