Chassé Du Palais, Le Jour De La Korité, Me Djibril WAR Balance Et Menace

Le député Djibril WAR se dit très remonté contre les services de protocole de la présidence de la République. Dans un long texte, celui qui a été élu au mois de mai dernier Président de la Commission Permanente des règlements, des privilèges et de discipline du Parlement Panafricain, explique comment il a été éconduit de la présidence de la République, le jour de la Korité.

« A l’accoutumée, comme beaucoup de citoyens, nous nous étions rendus hier mercredi après la prière au Palais Présidentiel pour renouveler nos vœux et prières au Président de la République. Après avoir décliné notre identité, le gendarme préposé à la réception, très courtois nous avait trouvé avec difficulté une place dans la salle d’attente. Après une longue attente, nous nous sommes approchés de l’adjudant-chef du Palais , habillé en civil du nom de monsieur Gueye en charge de la coordination des actions avec le Gouverneur du Palais et le Protocole pour avoir une explication sur le traitement qui nous était fait, nous et notre ancienne collègue député , malade, accompagnée de ses petits enfants dont l’homonyme du Chef de l’Etat . Ce dernier accordant la priorité aux ministres conseillers , directeur généraux, chargés de missions, écrivains, artistes , politiciens et autres, à nos dépens . “ On nous a donné comme instructions de faire rentrer d’abord les ministres conseillers, les DG, les PCA, officiers », commence par expliquer Me WAR qui nous en apprend un tas sur les agissements au Palais.

Poursuivant, l’avocat, ancien président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale d’ajouter : « Prenant notre mal en patience face à ce curieux règlement nous nous résolûmes d’attendre notre tour. Nous avions même interpellé dans la salle d’attente monsieur le Ministre Directeur de Cabinet du Président qui était arrivé plus tard. Après plus de deux heures d’attente, on nous avait autorisés enfin à accéder à la porte d’entrée de la salle où régnait un désordre indescriptible ponctué de brouhaha et de bousculade. Nous et notre collègue, nous nous sommes mis à l’écart pour ne pas subir la réaction musclée des gendarmes en service. C’est après que l’adjudant-chef monsieur Gueye qui venait à la porte crier des noms de personnes, hommes, femmes venus bien après qu’il acheminait vers le Président, sans forme nous dit dans le droit des yeux : “ Le Président a fini de recevoir. Je vous prie tous sans exception de rentrer chez vous.” Sans un mot nous sommes rentrés avec nos enfants très affectés malgré l’insistance de notre collègue qui nous invitait à attendre. Mal lui en a pris. Après avoir été reconduite à la salle d’entrée, le temps de se remettre de ses émotions, et d’attendre que son taux de sucre soit stabilisé, car souffrant d’un diabète chronique du fait des efforts fournis cette matinée avec la chaleur, elle a été expulsée sans ménagement du palais. Ne voulant se résoudre à rentrer sans saluer le Président, dans une tentative désespérée, la député se rendit au domicile du Président, sis à Mermoz avec ses petits enfants dont l’homonyme du Président qui était inconsolable avec ses cris. Le Chef de Poste affecté au domicile, sans ménagement pour parachever cette scène s’adressa à cette dame, l’une des premières à porter le combat du Président Macky alors Président de l’Assemblée Nationale en 2008 : “Dégagez ou je fais usage de mon arme” nous rapporta-t-elle plus tard ».

Et selon toujours Me WAR, l’affaire ne s’est pas arrêtée là. « La pauvre dame, malade en ce moment ne s’est pas encore remise de cette journée. De crainte d’être la risée de son voisinage et proches, elle n’a pas voulu être nommée », ajoute-t-il. Avant de faire dans la menace : « Face à ces actes répétés, pour notre part, nous avons pris la décision, à partir de ce jour de bloquer tous les travaux d’examen et d’adoption de tout projet de loi venant du gouvernement en commission technique et en session plénière »..

Par ces temps qui courent vaut mieux pas importuner Macky SALL qui n’entend que des flots de pétrole.