CROISADE CONTRE LES ABUS SEXUELS ET LES IMAGES OBSCENES

Les images obscènes qui mettent en scène des enfants et les abus sexuels sont les formes d’exploitation infantiles les plus visibles sur internet informe le directeur de l’école nationale à vocation régionale de cyber sécurité, le commissaire Pape Gueye. Il a pris part hier, vendredi 13 septembre, à la cérémonie d’installation du portail de signalement des abus faits aux enfants sur internet.

Le directeur de l’Ecole nationale à vocation régionale de cyber sécurité, le commissaire Pape Gueye a listé différentes atteintes contre l’image des enfants sur l’internet. Il faisait l’état des lieux de la lutte contre l’exploitation des enfants sur internet. C’était hier, vendredi 13 septembre, lors de la cérémonie d’installation d’un portail de signalement d’images et d’abus sexuels sur des enfants. D’emblée, confie le commissaire Pape Gueye, «il n’existe pas de statistiques au Sénégal sur l’exploitation des enfants sur internet». Cependant, il a fait ressortir des pratiques telles que de nouvelles façons de faire la cour et qui consistent à envoyer des photos, messages et des vidéos érotiques voire pornographiques.

Pire, explique le commissaire Pape Gueye, «certains n’hésitent pas à prendre des photos de leurs parties intimes et de les envoyer à un prétendant». Et finalement les images sont partagées sur les réseaux sociaux ou sur les téléphones portables. Une autre forme d’agression des enfants sur internet est aussi signale-t-il, c’est le fait de filmer des gens à l’aide de téléphone portable. Les agressions sur internet sont l’œuvre de cyber prédateurs et de cyber pédophiles. Le cyber pédophile est selon le commissaire Pape Gueye, le collectionneur, le collectionneur distributeur, l’amateur ou l’abuseur et l’amateur de passager. Pour le cyber prédateur deux cas de figures se dégagent. Il s’agit dit-il, de «celui qui se fait passer pour un autre jeune et qui cherche à manipuler sa victime potentielle jusqu’à l’agression».

PORTAIL DE SIGNALEMENT CONTRE LES ABUS

«A côté, il y’a celui qui ne ment pas sur son âge ni sur ses intérêts sexuels et qui se présente comme un ami, un confident ou un mentor dans la découverte de la sexualité», explique-t-il. Face donc à tous ces problèmes, la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (Cape), a mis en place un portail de signalement des images montrant des abus commis sur des enfants et partagés sur internet. Selon la coordonnatrice de la structure, Ramatoulaye Ndaw Diouf, en mettant en place le portail, «il s’agit de créer un mécanisme qui permettra aux populations de dénoncer un contenu inapproprié à l’image de l’enfant afin que la destruction puisse être faite». Le portail est initié avec l’appui de l’Internet watch foundation (Iwf). Il prend en compte quatre langues nationales.