Désengorgement des prisons : L’Ums propose une solution




Pour désengorger les prisons, il faut impérativement procéder à l’application des réformes sur l’aménagement des peines en vigueur depuis 2000. La demande est de Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal. Le ministère de la justice, par l’intermédiaire de son secrétaire général adhère à la requête de l’Ums mais dit attendre les recommandations à l’issue de l’atelier organisé samedi sur l’aménagement des jeunes à l’initiative de l’Ums
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C’est au mois de décembre de l’année 2000 que ces réformes d’aménagement des peines ont été introduites au Sénégal. Mais près de 20 ans après, la réalité ne semble pas avoir évolué. « Les raisons peuvent être nombreuses. Parfois, elles tiennent à la loi elle-même parce qu’il y a le dispositif souvent pratique qui n’est pas prévu. Elles peuvent tenir également au manque de formation, au manque de sensibilisation. Il y a autant de choses sur lesquelles nous reviendrons au cours des débats pour voir. Si nous faisons un bon diagnostic pour voir pourquoi ça n’avance pas, peut-être au sortir de ce séminaire-là, on prendra les bonnes mesures qui permettront de rendre cette loi-là effective », a déclaré sur Rfm le président de l’Ums.

Avantages de la loi
Le secrétaire général du ministère de la justice affirme que cette loi présente des avantages. Elle fera dit-elle, tout pour sa mise en œuvre. «Si elle est bien appliquer, elle présente au moins deux avantages. Le premier c’est que ç permet de réguler le flux au niveau des prisons et de réduire sensiblement la surpopulation carcérale. Le deuxième, c’est que ça permet d’éviter les effets pervers de la détention. Donc, on est là aujourd’hui pour voir avec les collègues, avec les membres de l’administration pénitentiaire, avec barreau, avec la société civile, comment faire pour que ce dispositif qui est révolutionnaire mais qui, 20 ans après n’a pas encore trouvé d’application, voit un peu quels sont les obstacles », a détaillé Aicha Gassama Tall