Faux Billets, Faux Monnayage… : L’ACSIF Pour Une Condamnation À La Perpétuité Des Coupables

Les trafiquants de devises doivent être sanctionnés plus sévèrement selon l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) qui s’indigne du trafic de faux billets et des faux monnayages.

«Nous demandons à ce que ceux-là soient trainés en justice, mis en prison toute leur vie durant», a lancé Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) hier, lors d’une rencontre, destinée à faire le bilan de la semaine d’inclusion financière, célébrée du 18 au 23 novembre 2019. Une période durant laquelle, ils se sont attelés à encourager la dénonciation des faussaires. «Nous avons aussi, dans la semaine d’inclusion financière, sensibilisé les populations à chercher à identifier les auteurs de ces forfaits pour que l’on puisse les mettre en prison, hors d’état de nuire», rapporte-t-il.

De l’avis de M. Cissé, Il faudrait que le système soit mieux sécurisé. Il s’agit de voir comment «protéger les données pour que les faussaires ne s’emparent pas des données et vident les comptes avec la cybercriminalité», indique-t-il. A l’en croire, il faudrait que la semaine de l’inclusion financière colle avec le contexte (…) Il faudrait que cette masse d’argent qui circule illicitement soit extirpée du circuit et que les populations soient associées pour dénoncer et barrer la route aux faussaires.

Les amis de Famara Ibrahima Cissé veulent, par ailleurs, que la Banque centrale se constitue partie civile. «Il faudrait non seulement que la Banque centrale se constitue partie civile, mais que ce délit soit criminalisé parce que c’est un crime économique. Nous demandons, pour dissuader ces faussaires, à ce que le délit de faux monnayage soit criminalisé. Que le faux monnayeur soit traité au même titre que le criminel. Qu’il soit appréhendé et mis en prison tout le restant de sa vie. C’est les sanctions que nous proposons pour dissuader les faussaires», recommande-t-il. Toujours, selon l’Acsif, il revient au régulateur, à l’Etat du Sénégal de sensibiliser pour dissuader les faussaires en promettant la prison à vie.

Ibrahima Cissé a, en outre, plaidé pour des efforts dans l’amélioration du taux d’inclusion financière. A l’en croire, «le taux d’inclusion financière évolue mais ne donne pas satisfaction. La première banque s’est installée au milieu du 19ème siècle. Jusqu’à présent, le taux de bancarisation est à moins de 20 %». Pour lui, «il faudrait que les cibles soient atteints».

Famara Ibrahima Cissé a de même déploré de nouveau la qualité des services dans les banques. «Les banques s’enrichissent d’un enrichissement qui s’accompagne d’un appauvrissement des populations. Nous sommes à 29 banques, plus de 360 institutions de microfinance et l’indice de développement humain est encore faible. Les banques, en 2018, ont réalisé 94 milliards de francs Cfa de bénéfices. Le pouvoir d’achat des populations n’a pas augmenté», expose-t-il.

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