Fronde insolite : Les franc-maçons sénégalais fâchés avec leur grand maître

Rien ne va plus au sein de la Grande loge nationale du Sénégal (Glns), une filiale du Grand Orient de France (Godf), lui-même considéré comme la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale. Discrète et influente, mais présentée par ses membres comme un instrument de paix et de développement économique très efficace de notre pays, la Grande loge maçonnique du Sénégal traverse depuis quelque trois mois une profonde crise d’autorité.
Aux origines, des francs-maçons et membres de la Grande loge sénégalaise accusent leur Grand maître, C. Nzalé, d’avoir pris des décisions unilatérales et autres mesures de gestion clanique qui ne font pas l’unanimité. À défaut de le faire reculer dans ses méthodes autoritaires de management, des voix se sont fait entendre au cours de plusieurs réunions. Ainsi, rapporte Le Témoin, le Grand-Maître nomme et responsabilise des membres selon son bon plaisir. De même, il vire ou suspend les “frères de lumière” selon ses humeurs et son bon plaisir.

Sous son pouvoir, le seul critère de promotion, du moins d’après les frondeurs, c’est de lui ‘être entièrement dévoué. Plus grave, la plupart des nouveaux gradés n’auraient souvent que quelques années seulement de maçonnerie. Face à la méthode de management de C. Nzalé, vingt-six membres gradés se sont rebellés. En guise de sanction, les frondeurs les plus récalcitrants, C. Dièye et A. Sadio, ont été mis en quarantaine avant que leurs avantages matériels et spirituels soient suspendus.

Attention, précisent les interlocuteurs du quotidien Le Témoin, il ne s’agit ni d’une bataille déclarée ni d’un conflit ouvert entre francs-maçons sénégalais, mais plutôt d’une contestation de l’autorité du tout-puissant C. Nzalé. Informé de la situation, le Grand maître du Grand Orient de France, Charles Chaltère, aurait décidé de venir toutes affaires cessantes à Dakar pour éteindre la crise au sein de la puissante filiale sénégalaise dont on dit qu’elle impacterait négativement notre économie.

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