Immigration Clandestine : Suspicion autour de la gestion des 75 millions FCfa de l’Oim destinés à la réinsertion des migrants rapatriés

South African riot policemen detain and arrest South African nationals during a protest march against illegal immigrants on February 24, 2017 in Pretoria, South Africa. South African police fired rubber bullets, tear gas and stun grenades to break up violent clashes between local protesters and migrants in Pretoria on February 24, 2017 at an anti-immigration march. Attacks against foreigners in the country have erupted regularly in recent years, fuelled by high unemployment and dire poverty. / AFP PHOTO / Phill Magakoe

M. Diallo réclame la lumière sur les 75 millions de francs promis par la Cedeao. Il a été trainé à la gendarmerie, suite à une plainte pour diffamation, du responsable de l’antenne locale de ladite Ong. Déféré hier, au parquet de Kolda, il a été libéré aux environs de 17 heures. Hamidou Diallo confie que le Procureur lui a demandé de rester à l’écoute. Cet argent promis depuis 2017 pour financer les projets de réinsertion des migrants rapatriés de la région de Kolda, n’est pas encore arrivé entre les mains de ces migrants.

Hamidou Diallo : «Lors d’un atelier à la mairie de Kolda, devant ses collègues de Saré Bidji et Dioulacolon, le sous-préfet de Mampamtim a interpellé Aïdara, responsable de l’antenne locale de l’Ong La Lumière) sur la disponibilité des fonds.

Aïdara a dit que l’argent est disponible et logé à la banque U-Imsec.» Mais, après la mise en place d’une commission chargée de faire le tri des projets, «ce fut le silence total jusqu’au moment où des jeunes de la commune de Kandia ont voulu manifester». Aussitôt à travers un communiqué, l’Ong «La Lumière» a demandé aux migrants soi-disant sélectionnés de venir subir une formation entre le 8 et le 12 octobre 2018. «On est venu subir une formation qui n’en était rien. Car une activité de ce type devait être présidée par une autorité administrative et ouverte à la presse. Car c’est une occasion de sensibiliser les jeunes à rester dans leur terroir. Mais, la formation a été faite en cachette», a-t-il dénoncé.

Après cette formation, les migrants avaient espoir de voir leurs rêves se réaliser, surtout que des chèques devaient être remis cinq jours après. «Mais ils (responsables de La Lumière) se sont tus jusqu’en novembre. Las de patienter, nous avons convoqué un point de presse à Gadapara. Aïdara étant absent, Ibrahima Sory Diallo, le coordonnateur national de l’Ong La Lumière, m’a au téléphoné invité à annuler le point de presse, promettant que les chèques seraient remis le 24 décembre, aux bénéficiaires», dira M. Diallo, selon qui, ils sont restés jusqu’en février sans rien recevoir, avant qu’en début juillet, Aïdara les convoque pour rencontrer une délégation composée de l’Oim, de la banque U-Imsec, de la Cedeao.

«Sur place, on n’a trouvé qu’une seule personne, soi-disant représentant l’Oim. J’ai parlé encore de trahison. Ils ont encore promis de remettre les chèques en août. Ce qui ne sera respect», dira Diallo, dont les propos seront qualifiés de diffamatoires par le coordinateur de l’antenne régionale de l’Ong «La Lumière », qui a adressé une plainte au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kolda. Contacté, le coordonnateur de l’antenne régionale de l’Ong «La Lumière», Mame Thierno Aïdara, parle de lenteurs dans la procédure de décaissement et impute cela à la Cedeao. Toutefois, M. Aïdara avoue que le projet global de 100 mille euros était destiné à la réinsertion socio-professionnelle des migrants de retour.

Seuls 64 mille euros sont destinés au financement et les 30 mille euros couvrent la prise en charge des agents qui travaillent sur le projet, l’eau, l’électricité, précise-t-il. Il ajoute que ce financement sous forme de don, même s’il est disponible, ne doit en aucun cas être un droit ni une obligation pour les bénéficiaires. Mame Thierno d’expliquer que chaque projet sélectionné devait être financé à hauteur de 1 million 391 mille francs Cfa.

«Quand la sélection a été faite, il y a eu beaucoup de retard, de lenteurs dues aux procédures internes de la Cedeao. Donc, en tant que partenaire de mise en œuvre nous sommes obligés de patienter. On attend toujours les financements», dit-il, ajoutant que sur les 64 mille euros, seuls dix mille euros sont disponibles. Ce qui tourne autour de six millions de FCfa. «Depuis le début du projet, on n’a reçu qu’un virement de 20%

SENCLIC

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