Près d’un quart de la population mondiale menacé par une pénurie d’eau

FILE PHOTO: Residents collect water at night from an electric-powered borehole, as the country faces 18-hour daily power cuts, in a suburb of Harare, Zimbabwe, July 30, 2019. Picture taken July 30, 2019. REUTERS/Philimon Bulawayo/File Photo

Près d’un quart de la population mondiale, vivant dans dix-sept pays, est en situation de « stress hydrique très grave », proche du « jour zéro » lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi 6 août par le World Resources Institute (WRI – Institut des ressources mondiales).

Le stress hydrique – autrement dit, une ressource insuffisante pour répondre aux différentes activités humaines et aux besoins de l’environnement – commence lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1 700 mètres cubes par an et par personne.

Quasi les trois quarts des habitants des pays arabes vivent en dessous du seuil de pénurie établi, lui, à 1 000 mètres cubes (m3) par an, et près de la moitié se trouvent dans une situation extrême avec moins de 500 m3, en Egypte, en Libye notamment.

De fait, dans dix-sept pays – le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde – « l’agriculture, l’industrie, et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne », écrit l’institut.

« La plus grande crise »
« La pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflits, de migrations, et d’instabilité financière », a déclaré Andrew Steer, PDG du WRI.

« Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse – qui vont augmenter avec le changement climatique peuvent provoquer de terribles conséquences », comme l’ont montré les récentes crises à Cape Town (Afrique du Sud), Sao Paulo (Brésil) ou Chennai (Inde), détaille l’institut.

En 2015, l’Organisation des Nations unies avait expliqué dans son rapport annuel qu’au rythme actuel « le monde devrait faire face à un déficit hydrique global de 40 % » dès 2030.

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