Covid-19 : dans le quotidien des basketteurs africains en confinement en Europe




Le monde du sport est aussi concerné par le Covid-19. Les événements sont annulés ou reportés jusqu’à nouvel ordre. Depuis plusieurs semaines, les sportifs sont confinés chez eux et obligés de réaménager leurs calendriers pour ne pas être surpris surtout que l’incertitude plane autour de cette pandémie dont l’issue n’est pas encore connue. IGFM s’est intéressé à la vie de trois basketteurs africains en confinement en Europe (Suisse et France).

Covid-19 : dans le quotidien des basketteurs africains en confinement en Europe

Alexia Dizeko (Internationale angolaise) : « Ce n’est pas un virus qui me fera arrêter de pratiquer mon sport »

« C’est frustrant, on s’entraîne dur chaque jour pour des objectifs qu’on n’a pas pu terminer suite à ce virus mais pour la santé de tout le monde c’était mieux qu’ils annulent tout.

Ce n’est pas un virus qui me fera arrêter de pratiquer mon sport, je continue à m’entraîner tout les jours. Je suis toujours autant déterminée et comme ça je serai prête dès qu’on pourra reprendre la compétition.
Je m’entraîne seule ou avec mon coach.

Je suis confinée comme tout le monde, mais pas totalement parce qu’on peut sortir mais par moins de 50 personnes. Mais, on ne sort pas ensemble. »

Covid-19 : dans le quotidien des basketteurs africains en confinement en Europe

Mathilde Diop (Internationale sénégalaise) : « Ce n’est pas facile, mais nous essayons de nous entretenir »

« C’est un mal nécessaire et nous nous devons de respecter les mesures de sécurité prises par les chefs d’état en espérant que tout se rétablisse au plus vite.

Je vis la situation comme tout autre sportif. Nous essayons de nous occuper et de nous entretenir au mieux même si cela n’est pas facile mais c’est notre devoir. »

Covid-19 : dans le quotidien des basketteurs africains en confinement en Europe

Youssou Ndoye (International sénégalais) : « on est privé de liberté »

« Je me sens beaucoup mieux, j’ai récupéré. Normalement, je devais reprendre le 29 mars contre Limoges. Je me suis entraîné individuellement avant de reprendre l’entraînement collectif. En tant que sportif, c’est difficile pour nous. Le fait de ne plus avoir l’opportunité de s’entraîner, je pense que c’est dur pour un sportif. Tout le monde est concerné. La lutte, le football, le basket et d’autres disciplines. Avant, je m’entraînais seul, mais depuis quelques jours, je suis resté à la maison où je m’entraîne. Je l’ai fait parce que c’est très sérieux. Pour éviter de perdre le rythme, je préfère m’entraîner chez moi avec quelques équipements. Il faut respecter les consignes, que chacun reste chez soi en se lavant les mains constamment. On essaie de rester dans des environnements saints. Je pense que c’est le plus important actuellement.

C’est trop difficile pour tout le monde. On reste toujours à la maison. On mange, on s’entraîne à la maison. Parfois on s’ennuie même parce qu’on s’allonge le plus souvent. On a même l’impression qu’on a été privé de notre liberté. Mais, je comprends que c’est pour le bien de tous. Ce sont des mesures intéressantes qui pourront nous aider à combattre le virus. C’est le seul moyen et il faut saluer cela.

Ici, la principale interrogation c’est la fin de la saison. Personne ne sait exactement l’issue de la saison. Certains coachs sont pour une année blanche, d’autres disent le contraire. Mais, dans des pays comme la Belgique, la Lituanie et l’Italie, la saison est bouclée. Mais, c’est plus facile pour eux car ils n’ont pas de deuxième division. Donc, il n’y a pas de montée ni de descente. Par contre en France, c’est le contraire et c’est plus difficile pour elle de prendre une décision. Mais, en attendant, on verra ce que cela va donner. Peut-être que d’ici deux semaines, les choses vont s’améliorer. »