Affaire Compaoré: Kafando recadre le Premier ministre Zida

Le président par intérim du Burkina Faso, Michel Kafando|France 24
Le président par intérim du Burkina Faso, Michel Kafando|France 24
Le président par intérim du Burkina Faso, Michel Kafando|France 24

Le Président burkinabé de la transition, Michel  Kafando évite d’aller vite en besogne sur l’extradition de Blaise Compaoré réfugié au Maroc. Dans une interview à Bbc, il précise que le président déchu bénéficie d’une amnistie, contredisant ainsi le Premier ministre Isaac Zida sur l’extradition de l’ex-homme fort du palais de Kosyam. 

«Blaise Compaoré bénéficie d’une loi d’amnistie qui a été votée il y a quelques années et qui concerne tous les anciens présidents», déclare Michel Kafando en guise de mise au point à son Premier ministre Isaac Zida. Parlant d’amnistie, Michel Kafando fait allusion à une loi votée après la Journée nationale du pardon de mars 2001 initiée par Blaise Compaoré.

Cette amnistie couvre en principe certains crimes commis au Burkina Faso depuis l’indépendance. Donc, M. Kafando évite d’aller vite en besogne. Il affirme que le Premier ministre Isaac Zida qui répondait à une question concernant Blaise Compaoré, «était allé trop vite».

Le Premier ministre avait laissé entendre la semaine dernière, lors d’une conférence de presse, que le Burkina Faso pourrait demander l’extradition de Compaoré si des plaintes venaient à être enregistrées contre lui. Par ailleurs, des ONG marocaines ont affirmé que le président déchu n’a pas sa place au royaume chérifien. Elles ont ainsi demandé l’extradition de Blaise Compaoré vers son pays.

Mais pour, Michel Kafando, l’urgence se trouve dans la conduite, en 12 mois, de la mission qui lui est confiée. Donc, sa priorité n’est pas l’extradition de Blaise Compaoré.

Baba Mballo
© OEIL D’AFRIQUE

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