AFFAIRE DE LA DROGUE DANS LA POLICE Le Pds exige la démission de Pathé Seck et du commissaire Niang

Face à la presse hier, les cadres libéraux se sont prononcés sur l’affaire de drogue qui secoue la Police. Ils ne demandent ni plus ni moins que la démission de Pathé Seck et du commissaire Abdoulaye Niang.pds reclame le depart d seck pathe

L’affaire du trafic de drogue qui secoue la Police depuis près d’une semaine n’enchante pas les libéraux. La fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) qui faisait face à la presse hier, n’a pas mâché ses mots. Les libéraux ont été amers et les bombes lancées feront grand bruit. Pour sauver l’honneur de notre pays, ils exigent la démission du ministre de l’Intérieur, le Gl Pathé Seck et du commissaire Abdoulaye Niang. «Les dernières graves accusations du commissaire Keïta sur un supposé trafic de drogue au sein d’un des corps d’élite de notre pays, ont fini de mettre à nu la déliquescence de l’autorité. Dans toute démocratie qui se respecte, le ministre de l’Intérieur et le Directeur général de la Police se seraient démis de leurs fonctions en attendant que la lumière soit faite», peste Abdou Khafor Touré, porte-parole du jour.

Dans les rangs du Pds, l’on s’interroge sur l’attitude du gouvernement, qui semble entretenir le flou sur cette affaire. «C’est le lieu de s’interroger sur le silence complice du gouvernement, qui, depuis l’éclatement  de cette affaire, n’a pris aucune mesure conservatoire pour rassurer les bénéficiaires  du service public de sécurité. Il y va de la survie de nos institutions et de la sauvegarde de notre pays. Mais, le peuple sénégalais restera vigilant sur la sécurité du commissaire et sur la suite qui sera donnée à cette affaire»

Une affaire qui ne pèse pas lourd selon eux, comparée à l’infiltration du jeune camerounais de 23 ans qui se faisait passer pour le conseiller de Macky Sall dans notre système judiciaire. «C’est très grave et il y a problème.» Problèmes qui ont pour nom : «incurie, incompétence notoire, absence d’autorité, de vision claire et d’un échéancier précis de réformes pour sortir notre pays de l’ornière.»

La situation de notre économie n’est guère reluisante, selon eux. Elle est caractérisée par une morosité ambiante, un déficit d’investissement, une dette intérieure toujours prégnante et une forte baisse de la commande publique. Mais le hic, selon eux, c’est qu’il est aujourd’hui établi que le gouvernement emprunte mensuellement 25 milliards pour être en mesure de payer les salaires. Pour eux, tout ceci dénote d’une guerre des lobbys à travers leurs suppôts cooptés au cœur de l’appareil d’Etat, qui pollue l’espace public et prend en otage toute une République.

CODOU BADIANE

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