AFFAIRE DU TRAFIC DE DROGUE DANS LA POLICE NATIONALE Le commissaire Keïta recherché par la Bip

Mise sur pied pour statuer sur le scandale relatif au trafic de drogue, le Conseil de discipline tarde à se réunir pour apprécier les faits qui lui sont soumis. Toutefois, rapportent nos sources, la procédure a été mise en branle, mais le commissaire Keïta est introuvable. Il est recherché par la Bip, désignée pour lui retirer son arme de service.commissaire Cheikhna Keïta
La procédure de mise en application de sanctions disciplinaires contre le ou les présumés coupables dans l’affaire du trafic de drogue qui a éclaboussé la police est entrée dans sa phase active. Le Conseil de discipline a été mis en branle et les hommes qui l’animent désignés. «La phase d’audition des parties répond à un préalable qu’exige la procédure en vigueur, en l’espèce.
C’est ainsi que notification est faite aux différents animateurs de ladite structure. Ceci étant, des convocations en bonne et due forme sont rédigées et doivent être adressées aux parties installées dans la cause, à savoir  le commissaire Cheikhna Cheikh Saadbou Keïta, le désormais ex-Directeur général de la police nationale, Abdoulaye Niang… à charge pour eux de déférer à cette requête à la date indiquée.
Toutefois, la remise régulière de la convocation au commissaire Keïta pose problème. En effet, selon des sources policières, «le commissaire Keïta, bien que régulièrement domicilié, est introuvable. Les éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) ont effectué plusieurs descentes chez lui avec pour mission de récupérer son arme de service qu’il n’a, à ce jour, pas rendu. Mais, ils ne l’ont toujours pas trouvé. Ces derniers envisagent d’ailleurs de s’inviter dans son autre demeure, sis à Keur Ndiaye Lo, dans l’espoir de l’y trouver pour récupérer cette arme de service et éventuellement lui remettre sa convocation».
Toujours est-il que si Cheikhna Keïta comparaît et que le Conseil d’enquête reconnaît sa culpabilité, un projet de décret sera soumis à l’approbation du chef de l’Etat, Macky Sall (qui revient du Maroc ce 31 juillet 2013), puisqu’il est un officier supérieur qui échappe donc à la sanction du ministre de l’Intérieur.
Abdoulaye DIEDHIOU 

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*