AFFAIRE HABRE, DROGUE DANS LA POLICE NATIONALE, … Les mises au point de la PLADH

La dernière sortie des avocats de l’ancien président tchadien sur l’inconstitutionnalité dans la procédure de mise en place des Chambres africaines extraordinaires pour juger Hissène Habré préoccupe la Plateforme africaine pour le développement et les droits humains (Pladh). police_keita-niang_1

Dans un communiqué, la Pladh qui dénonce «les mauvaises interprétations et arguments fallacieux» de ces avocats et l’assassinat de l’opposant tunisien Mohamed Brahmi, exige toute la lumière sur l’affaire du trafic de drogue au sein de la police nationale.

Suite à la conférence de presse de ce jeudi 25 juillet du collectif  des avocats d’Hissène Habré, la Plateforme africaine pour le développement et les droits humains (Pladh) dénonce «les mauvaises interprétations et arguments fallacieux» des avocats de l’ancien chef d’Etat tchadien Hisséne Habré. Cheikh Tidiane Ndiaye, le Porte Parole de la Pladh à souligné qu’il n’y a aucune ambiguïté ou inconstitutionnalité dans la procédure judiciaire en cours contre le l’ancien président tchadien Hissène Habré.

Selon lui, le gouvernement du Sénégal a respecté tout le processus de mise en place des Chambres africaines extraordinaires (Cae) et la nomination des magistrats sénégalais, suite a l’accord du 22 aout 2012 signé avec l’union africaine. Et d’ajouter que «ce dossier est suivi de prés par toute la communauté internationale et les droits de ‘’l’hommistes’’ qui veillent au respect strict et fondamental des droits du prévenu et des 40000 victimes pour l’aboutissement d’un procès transparent et équitable».

A en croire le Porte Parole de la Pladh, Hisséne Habré sera impérativement jugé sur les «actes de tortures, crimes de guerre et crimes contre l’humanité» qu’il aurait commis dans la période juin 1982 à décembre 1990, alors qu’il était chef d’Etat du Tchad.

La Pladh interpelle également les autorités sénégalaises sur «l’opacité de l’enquête interne» dans l’affaire du trafic de la drogue dans la police sénégalaise. Selon Cheikh Tidiane Ndiaye, son porte-parole, la justice doit faire toute la lumière sur cette affaire dans le respect de la présomption d’innocence et des droits du commissaire Cheikh Sadibou Keita, ancien directeur de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).

Par ailleurs, à travers le même communiqué, la Pladh condamne l’assassinat lâche et barbare du tunisien Mohamed Brahmi, membre de l’Assemblée nationale constituante. «Les responsables de ce crime odieux doivent être arrêtés et punis sévèrement», lit-on dans le texte.

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