AFFLUENCE AU NIVEAU DES PLAGES A chacun ses motivations

Un mois après le mois  béni de Ramadan, les plages de Dakar recouvrent du monde. Des sénégalais comme des étrangers venus de partout, vont passer de bon moments dans certaines plages de Dakar. N’empêche, sur place, il existe des gens qui ne sont que de passage alors que d’autres ne sont là que pour leur séance d’entrainement.plage_dk

13h à la plage de BCEAO à Yoff. Il règne une ambiance particulière. Des vas et vient incessant de groupes de gens par-ci,  des tentes disséminées ça et là, des restaurants en paille, des parasols le tout dans une ambiance marquée par de la musique rythmique,  accueillent le visiteur. Devant le resto d’Awa Camara, des tables remplies de bouteilles de boissons, de l’eau de source, l’odeur de poulets rôtis nous agresse les narines. Des boites de cigarettes, des bols, des tasses de café entres autres… ornent également le décor…

La vendeuse, de taille moyenne, teint clair, avec un tatouage derrière le bras gauche nous confie: «au fait, pendant le Ramadan, les gens fréquentaient très peu la plage. Mais depuis le lendemain de la fête de korité, les gens affluent les plages.» Aussi, «de notre côté, nous faisons le maximum pour venir très tôt le matin pour commencer le boulot. Nous nous frottons les mains», jubile-t-elle.

Les opérations de déguerpissement tous les jours à partir de 19h, au niveau des plages, sous l’ordre du préfet de Dakar, n’y feront rien.  Les plages restent animées avec le même décor d’antan ou presque.

Un peu plus loin, Baye Amar, au teint noir, casquette baissée, vêtu d’un «pantacourt» (pantalon court) assorti d’un maillot jaune-bleu. Interpellé sur le sujet du jour explique: « moi, je viens souvent à la plage pour m’entrainer et puis rentrer chez moi. Il y a des jours où je viens avec des amis, histoire de nous revoir et puis bavarder».

A coté de lui, Tiéné, comme l’appellent les proches, abonde dans le même sens. «J’éprouve vraiment du plaisir à fréquenter la  plage. Que ce soit les vacances ou pendant l’année scolaire, j’y vais», dit cet homme.

Après cette plage, cap sur celle du virage sur la route de l’aéroport. A l’image des autres plages de la capitale sénégalaise, le virage vit au rythme des vacances. Ici, des voitures avec des sonorisations, des concerts organisés, des concours de Battle danse, le rugby, match de football… animent le rivage.

Trouvée en pleine discussion avec des amis avec qui il joue à la carte, Nafi, cette collégienne, vêtue d’un maillot de bain deux pièces de couleur blanche avec des fleurs dessus se précipite de nous raconter son bon moment à la plage. «Depuis le surlendemain de la fête de korité, je viens passer la journée avec des amis ici. Des fois, c’est avec mon mec, mais en cachette. On vient presque chaque samedi, pour manger du ‘’lakkeu dieunn’’ (poissons grillés)», note-t-elle un jus de fruits à la main droite tout en riant.

A quelques encablures de là, à la plage de Ngor, c’est le même constat. Stéphanie, une belge de 32 ans, cheveux tirés par derrière, en compagnie de ses enfants est logée dans la même enseigne. «Presque, tous les week-end, je viens à la plage avec mes enfants. Durant toute la semaine, je suis prise par le boulot», dit-t-elle avec un grand sourire.

Ici, le décor est un peu particulier: des pirogues pour traverser, des gilets de sauvetage, des tentes un peu partout. Des maîtres nageurs sont là pour vieller au gain. «Nous faisons tous les jours des vérifications pour voir les gens qui vont nager très loin. Par mesure de prudence, toutes les mesures ont été prises pour l’instant», révèle un maître nageur rencontré dans les parages sous le couvert de l’anonymat, vêtu d’un short rouge et siffler de temps en temps.

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